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Voirie urbaine de la capitale : De Léopoldville à Kinshasa
Le spectacle qu’offre aujourd’hui Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, est odieux. C’est à peine que l’on peut savoir qu’on se trouve dans une ville. Kinshasa, appelé à l’époque coloniale et post coloniale « Léopoldville », était compté parmi les villes les plus somptueuses d’Afrique. Ses communes, notamment Kalina (Gombeqris), St Jean (Lingwala), Dendale (Kasa Vubu), le quartier Renkin (Matonge) n’avaient rien à envier avec certaines places de Paris ou de Bruxelles. Après cette époque, nous avons connu Kin-la-belle où il faisait bon vivre dans la joie.
Aujourd’hui, c’est dégueulasse. La voirie se trouve dans un état de délabrement très avancé. Même Gombe, siège des institutions nationales, n’échappe pas à la règle.
Tout autour du cabinet du gouverneur, l’on ‘a difficile à croire que c’est le lieu de travail du patron de la ville. À part le boulevard du 30 juin et l’ avenue du commerce, les autres ressemblent aux hippodromes.
Si les routes que fréquentent les autorités du pays se trouvent dans un tel état d’abandon, il va de soi que celles des quartiers populeux ne constituent pas la préoccupation de ceux qui dirigent l’Etat.
À titre indicatif, des endroits comme le rond-point Ngaba, la place Victoire, la route Cité Verte-Gare de Kimwenza, la route Ndjoku, et que sais-je encore. Un Congolais sérieux ne peut pas oser faire promener un ami expatrié dans des sites aussi crasseux que ceux-là.
La question que d’aucuns ne cessent de se poser, au regard de cette situation regrettable, est celle de savoir comment Hôtel de ville utilise tous les fonds qu’il récolte à travers la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK).
Les députés provinciaux de Kinshasa INTERPELLES
La ville de Kinshasa ne manque pas de moyens financiers pour réaliser des grands travaux d’infrastructures routières. Si nous nous limitons aux seules recettes versées par les salles de fêtes, ce sont les montants colossaux qui entrent dans la caisse de la ville. Quels travaux concrets les différents gouvernements provinciaux ont-ils réalisés ?
Mais aussi curieux que cela puisse paraître, les députés provinciaux de Kinshasa n’ont jamais inquieté un seul gouverneur, comme le font leurs collègues d’autres provinces. Quelle est alors leur mission exacte ? Visiblement, ils se passent pour les complices des bourreaux des Kinois. Dès qu’ils ont perçu leurs émoluments, le reste ne les intéresse pas.
L’INSALUBRITE A LA PEAU URE
L’autre drame de la ville de Kinshasa est causé par l’insalubrité inqualifiable que nous connaissons. Lorsque le délabrement des routes rime avec l’insalubrité, c’est le chaos qui s’ensuit.
La plupart des travaux de réhabilitation de routes qui sont exécutés dans la capitale, le sont par le gouvernement national. Si l’Exécutif central avait croisé les bras, Kinshasa aurait tout simplement « enterré ». Malheureusement, la plupart des chantiers ouverts dans certains coins restent inachevés. Ce qui ternit le bilan des hommes au pouvoir.
A l’allure où vont les choses, si les députés provinciaux ne sont pas vigilants, l’Exécutif de Kinshasa risque fort de tourner le pouce comme il le fait aujourd’hui, dans quelques mois, nous connaîtrons une véritable hécatombe. Au grand dam de ceux qui vivent dans cette métropole.
Les élus nationaux et provinciaux de Kinshasa doivent sortir de leur léthargie actuelle pour ne pas être vomis par leurs électeurs.
Muke MUKE