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Une sentinelle décédée, plus de 5.500 USD emportés
* Vivement des mesures draconiennes de sécurité !
La paroisse Saint François de Sales dans la commune de Kintambo a fait l'objet, il y a quelques jours, d'un cambriolage spectaculaire avec au passage le décès d'une sentinelle se prénommant Philippe qui a été droguée. Les malfrats ont pris la bagatelle d'au moins 5.500 dollars américains, en tout 7 ordinateurs, des costumes ; Cerise sur le gâteau, des chasubles mis, sens dessus-dessous au grand désarroi du curé, l'abbé Romain Nyanga, ses confrères ainsi que les fidèles.
Ce forfait commis s'apparente à un acte prémédité au moment où le curé, le vicaire et certains prêtres étaient, comme de coutume, à la retraite au Centre Nganda. Il soulève un vif débat sur des mesures de sécurité actuellement dans des lieux de culte des églises catholiques en général et en particulier sur cette paroisse nichée sur l'avenue Komoriko.
Après la pêche miraculeuse digne du récit de la Bible des voleurs non autrement identifiés, qui a fini, hélas ! avec un cas de décès, plusieurs voix s'élèvent pour réclamer des mesures fortes pour remettre de l'ordre, dans ce capharnaüm qui a la peau dure dans le plus grand édifice religieux de l'ex-Léo II mieux de la région apostolique Kin-Ouest.
Du haut de ses 87 ans, la paroisse Saint François de Sales doit remodeler certains systèmes en son sein notamment le secteur sécuritaire où une passivité et un laxisme sans précédent sont observés depuis plusieurs années.
De la grande cour de l'église en passant par l'une des paillotes jusqu'à la cure, il faudrait filtrer les entrées et les sorties, évacuer des épaves de véhicules en panne.
Il faut stopper les ardeurs de ces gens "intouchables" à l'allure des castes en Inde qui se permettent de faire des navettes ça et là comme bon leur semble jusqu'à faire irruption dans la cure paroissiale.
DES VOLS EN SERIE
Cette paroisse est victime de vols en série. Avant ce drame funeste, il sied de noter qu'il y a plus de 6 mois, dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, un employé de la paroisse connu comme le loup blanc, a volé, en peine journée, une somme d'argent destinée à la diaconie dans l'église. Le concerné a été notifié et mis à la porte à la grande satisfaction des fidèles.
À Saint François de Sales, lors de ces deux dernières décennies, certaines offrandes des membres de Communautés ecclésiales vivantes de base (CEVB), mamans catholiques, des cadeaux en nature des fidèles, des instruments de musique ont été dérobés ; un mixeur emporté, la vierge pèlerine de Marie a disparu puis retrouvée dans la maison d'un fidèle et récupérée, pour ne citer que ceux-ci.
Comme si cela ne suffisait pas, à un moment donné, des paniers d'offrandes ont subi la purge; Pas que ça. Des vols de smartphones, de plusieurs acteurs liturgiques (papa Nkumu, lecteurs, acolytes, mamans fleurs ) ont rivalisé en termes de fréquence avec des messes matinales.
" Quand j'étais acolyte, j'ai servi un jour à la messe de 11h. Mais après, j'ai perdu 33.000 FC. J'étais tout en larmes. Ce n'était pas mon argent, je n'avais droit qu'à 3.000 FC sur cette somme. Heureusement pour moi, cette histoire a fait bruit jusqu'au niveau de ma chorale et à la cure", se souvient une ancienne acolyte et Anuarite qui a requis l'anonymat.
Pour sa part, un ministre extraordinaire de la communion dit " Nkumu" a un vœu pieux, que les clergés, en synergie avec le Conseil paroissial, tapent du poing sur la table.
" J'étais Moyangeli d'une des CEVB. J'ai fait deux mandats à la tête. Je me rappelle comme si c'était hier. C'était à l'époque de feu abbé Charles Taatambo. La CEVB a offert un fer à repasser pimpant neuf. Mais une fois à la cure paroissiale, le fer à repasser a été remplacé par des arachides à la stupeur de plus d'un témoin qui ont vu le fer bleu blanc. Dieu merci, au bout de deux semaines, la vérité a éclaté. Il ne faut pas aller par quatre chemins, il y a des complicités en interne dans le chef de certains travailleurs, ce sont eux qui connaissent très bien la maison. Il faudrait engager des agents de sécurité pour veiller au grain. Cependant sous l'abbé Bavon Yuku, il y avait une discipline à la cure. C'est pour assurer la sécurité de nos pères spirituels et toutes les personnes qui travaillent à la paroisse", a-t-il indiqué sous couvert d'anonymat.
Après ce coup de butoir porté à Saint François de Sales, une sentinelle a survécu et suit le traitement médical. Sur le terrain, une enquête a été diligentée par la police pour apporter un éclairage sur cette affaire.
Cette irruption digne d'un film hollywoodien s'est déroulée la nuit du 1er juillet 2025. La nouvelle du décès de l'une des sentinelles droguée est intervenue le dimanche 06 juillet.
Gloire BATOMENE