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Une Ong accompagne les candidates pour des plaidoyers à tous les niveaux
Le Forum des Femmes Citoyennes et Engagées pour la Gouvernance, la Démocratie et le Développement (FOFECEGDD) a organisé un séminaire d’évaluation de la participation politique des femmes au processus électoral de 2023, le samedi 12 Juillet à Kinshasa.
Au terme de cette rencontre, les participantes se sont engagées à travers une déclaration, à travailler en synergie pour mener des actions de plaidoyer à tous les niveaux. Ce, pour faire avancer la participation politique des femmes afin, non seulement que les femmes participent massivement aux élections de 2028 comme candidates, mais aussi qu’elles soient représentatives au sein du gouvernement et dans d’autres postes de décision.
Au regard des résultats des élections de 2023 sur la participation des femmes au processus électoral, les participants ont formulé quelques recommandations à plusieurs niveaux. S’adressant au Gouvernement, elles ont demandé de renforcer et appliquer la loi sur la parité dans des postes de nomination et de veuillez au respect de la loi N 8/005 du juin 2008 portant financement des partis politiques en tenant compte des femmes candidates. Au Parlement, de réviser la loi électorale en instaurant le système de quota pour les femmes et de voter une loi incisive pour garantir la représentativité des jeunes, des personnes vivant avec handicap, des peuples autochtones et de la diaspora. Aux partis politiques, d’identifier, former et aligner massivement des femmes aux élections futures. Aux Cours et Tribunaux, les participants ont demandé aux juges de se conformer à la loi et la vérité des urnes, qu’ils ne se laissent pas manipuler par les politiques tout en respectant l’aspect genre.
A l’ouverture de cette séance de travail, la présidente de FOFECEGDD, Me Marie Lukusa a indiqué que les objectifs étaient de contribuer à l’ouverture de l’espace civique en faveur des femmes, en vue de renforcer leur participation effective et influente à la gouvernance démocratique en République Démocratique du Congo; de dresser un bilan objectif de leur participation, d’évaluer l’efficacité et l’impact de l’implication des femmes dans la gouvernance démocratique ainsi que d’identifier les défis et quelques stratégies concrètes pour renforcer leur engagement futur.
Deux panels ont constitué l’essentiel de la journée. Le premier concerné des exposés abordés notamment Me Adine Omokoko, membre de la plénière de la CENI sur l’importance de l’éducation civique et information des électeurs dans la promotion de la participation des femmes à la gouvernance démocratique et l’apport des partenaires techniques et financiers dans la participation des femmes à la gouvernance démocratique par Monsieur Pacifique de l’Onufemmes.
Le second panel a porté sur le partage d’expérience de réussite ou histoire du succès des femmes élues et non élues dans les assemblées électives de la RDC, au niveau national, provincial et local.
Pour Me Marie Lukusa, ces recommandations visent à consolider la place des femmes dans la gouvernance et la démocratie en RDC, en prévision notamment des élections de 2028.
Cette rencontre organisée par le FOFECEGDD a connu l’accompagnement technique du Centre Carter avec le soutien financier du gouvernement britannique.
Pour rappel, la RDC s’est inscrite dans la dynamique mondiale concernant la participation des femmes à la vie politique et aux instances de prises de décisions. Malgré les progrès réalisés sur le plan juridico-institutionnel et au regard des résultats des élections générales de 2023, la situation de la participation politique des femmes et filles est alarmante, les défis à relever sont encore immenses et des actions courageuses doivent être engagées pour favoriser et accroître la participation politique de la femme en RDC.
Mathy Musau