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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Un toubib pour réparer la RDC ?
C’est peu de dire que la RDC est malade. Contracté depuis plusieurs décennies, le mal dont souffre le pays de Lumumba résiste au temps qui passe. Pis, par certains aspects, cet état de santé n’en finit pas de se détériorer.
Alors, que faire ? Avons-nous déjà tout essayé ? Même si, il est vrai, médecins, tradi-praticiens, voyants, pasteurs auto-proclamés et même des charlatans de tout bord ont défilé au chevet du grand malade. Chacun y allant de son diagnostic et de sa thérapie. Apparemment sans succès.
L’un de nombreux médecins avait même confessé publiquement que la maladie en question était le cancer déjà métastasé. Un autre toubib avait touché le fond du pessimisme en estimant que le pays avait déjà rendu l’âme depuis longtemps. Vrai ou faux ? La question reste en suspens et appelle cette autre interrogation empreinte de bon sens : le cas RDC serait-il cliniquement irréversible ? Pas sûr.
Précédé par sa réputation de « réparateur des femmes« , Dr Mukwege se propose de « réparer » ce pays-continent. Du haut de son expertise et de son expérience, il est d’avis que la RDC relève des urgences où il sera d’abord question de réanimer le malade.
Après, suivra une batterie d’examens pour déterminer la nature, la ou les causes de la maladie. Pour le patron de l’hôpital de Panzi qui en a vu d’autres, il n’y a pas une minute à perdre. Il faudra agir hic et nunc. Demain sera trop tard.
Le voici donc, serment d’Hippocrate en bandoulière ou conscience professionnelle oblige, qui s’apprête à se mettre au chevet du grabataire. Ainsi, personne ne l’accusera de non-assistance à malade en danger. José NAWEJ