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Selon le dernier rapport IPC : La RDC reste confrontée à l’une des plus grandes crises alimentaires au monde
Selon le dernier rapport du cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), publié le 29 septembre dernier, la République démocratique du Congo reste confrontée à l’une des plus grandes crises alimentaires au monde. Plus de 25 millions de personnes font face à des niveaux de crise ou d’urgence de l’insécurité alimentaire.
Parmi les facteurs qui sont à la base, souligne un communiqué conjoint du PAM- FAO, l’on note notamment l’intensification du conflit dans l’est de la RDC et le manque d’investissement dans le développement rural. Ce qui par ricochet, empêche le pays d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.
A cause du conflit dans l’est de la RDC la production agricole vitale et la croissance des infrastructures essentielles sont perturbées. Cette crise alimentée par l’évolution de la dynamique des groupes armés et des luttes pour les ressources, est exacerbée par des tensions géopolitiques profondément enracinées. Les trois provinces de l’est à savoir : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu payent le plus lourd tribut aujourd’hui avec plus 5,6 millions de personnes déplacées.
«Je suis alarmé par le nombre de personnes qui continuent à souffrir de la faim à travers le pays», a déclaré le directeur pays et représentant du PAM en RDC, Peter Musoko. Ce dernier estime que dans un contexte aussi fragile, le coût de l’inaction est vraiment impensable. C’est dans cette optique qu’il appelle à l’unisson: ‘’ensemble, nous devons travailler avec le gouvernement et la communauté humanitaire pour augmenter les ressources destinées à cette crise négligée.
Aider les familles rurales à accroître leur résilience
Pour le représentant de la FAO en RDC, Aristide Ongone Obame la crise de la sécurité alimentaire pour de nombreuses personnes en RDC reste critique, avec plusieurs défis notamment l’insécurité, la dévastation et le manque d’infrastructures, le faible accès à des intrants de qualité et au financement qui compromettent leurs chances de pouvoir se nourrir correctement et de nourrir leurs familles.
La seule façon de briser le cycle et d’infléchir ces tendances est d’aider les familles rurales à accroître leur résilience et leur productivité.
Le PAM risque de réduire son aide dès le mois d’octobre.
D’après la source, le PAM est confronté à un déficit de financement critique de 629,6 millions d’USD au cours des six prochains mois. En l’absence de financement, le PAM n’est pas en mesure de poursuivre l’intensification de ses opérations pour atteindre 3,6 millions de personnes et pourrait devoir réduire son aide dès le mois d’octobre.
Seuls 4,1 % des fonds humanitaires destinés aux secteurs alimentaires servent à soutenir les moyens de subsistance agricoles. Et pourtant, les personnes qui ont le plus besoin d’aide humanitaire dépendent de l’agriculture pour leur subsistance, interventions d’urgence en faveur des moyens de subsistance sont rentables.
Un soutien urgent aux moyens d’existence
Le communiqué souligne qu’en 2023, la FAO a besoin de 106,4 millions d’USD pour apporter à 1,8 million de personnes un soutien urgent aux moyens d’existence, notamment en stimulant la production agricole rapide, l’élevage et la pêche. Ce, en fournissant un soutien prépositionné aux moyens d’existence d’urgence aux communautés touchées par les conflits. A ce jour, la FAO est confrontée à un déficit de financement d’environ 80 millions d’USD pour fournir un soutien aux agriculteurs vulnérables au cours de la prochaine campagne agricole, qui débutera en janvier 2024.
Au-delà de soutenir dans l’immédiat les initiatives visant à sauver des vies, il est urgent d’investir dans des solutions visant à inverser durablement les tendances de l’insécurité alimentaire. Pour ce faire, il est essentiel de mettre en œuvre une stratégie qui envisage une continuité entre les réponses d’urgence, les efforts post-urgence et les actions visant à faire progresser les systèmes alimentaires tout en renforçant la résilience des populations face aux différents chocs qu’elles connaissent régulièrement.
Malgré des niveaux élevés de faim, note le rapport, la RDC dispose de terres fertiles ainsi que de ressources abondantes en eau, et possède la capacité d’atteindre l’autosuffisance en matière de production alimentaire et même d’étendre ses contributions aux pays voisins. Mbangu MAMIYOUND