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Rond-point Ngaba : les parents viennent au marché en touristes
Les vendeurs observent que des parents d’élèves se présentent devant les étalages des fournitures scolaires, mais sans acheter. Ils s’y présentent comme des touristes. Bien des parents y viennent seulement pour contempler des objets classiques, demander leurs prix, parfois pour débattre des prix, mais sans acheter. Ce qui déplaît souvent aux vendeurs.
Plusieurs parents déclarent que les préparatifs de cette rentrée scolaire leur ont créé beaucoup de soucis car ils n’ont pas assez de moyens financiers pour se procurer les objets classiques de leurs enfants en vue d’assurer leur rentrée des classes avec succès.
Un parent, employé, reproche à son patron de ne pas le payer durant deux mois et qu’il est, par conséquent, dans l’impossibilité de préparer la rentrée scolaire de ses enfants.
» Vraiment, cette année, j’éprouve de grandes difficultés pour préparer la rentrée scolaire de mes enfants parce que je traîne deux mois non payés « , s’est plaint Flory Mbaka.
Un élève de la 8ème année, Hervé Mboyo se débrouille en vendant des couvertures de cahiers pour ne pas laisser toute cette charge à ses parents.
» La situation financière de mes parents ne me rassure pas. C’est pour cela que j’avais demandé de l’argent à ma tante pour me débrouiller en vue d’acheter quelques objets classiques pour la rentrée scolaire avec les recettes de mes ventes « , a-t-il confié.
Une couturière, Judith Bitota, compare la façon dont les parents passent les commandes d’uniformes à coudre cette année par rapport à l’année passée.
» D’habitude, à l’approche de la rentrée scolaire, nous avons plusieurs commandes d’uniformes des parents . Mais jusqu’à présent, il ya moins de parents qui commandent. Mais, il y a beaucoup de commandes à partir du 29 août ou du 1er septembre « , a-t-elle déclaré.
Quant à Anne Kileza, ménagère, elle a démontré la manière dont elle a réparti l’achat des fournitures scolaires pour ses enfants.
» Avec le peu que je gagne et ce que mon mari gagne comme salaire, nous privilégions d’abord les fournitures des petits et ensuite celles de leurs aînés » a révélé cette mère de 7 enfants.
Ce sont toujours des plaintes qu’on enregistre du côté des vendeurs d’objets classiques. Vendeuse des fournitures scolaires, Milène Toko compare l’année passée à cette année.
» Par rapport à l’année passée, rien ne va cette année. Les parents ne bougent pas, peut-être qu’ils attendent la veille de la rentrée scolaire. Toutefois nous disposons déjà toutes les fournitures « , a indiqué Milène Toko.
Christevie KABUENDA, Stagiaire Ifasic