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Révision du contrat sino-congolais : 7 milliards USD pour les routes grâce à la vigilance de l’IGF
* Signature hier jeudi 14 mars d’un 5ème avenant pour un partenariat véritablement » gagnant-gagnant. »
Le gouvernement et la Sino-congolaise des mines (Sicomines) ont signé, hier jeudi 14 mars à Kinshasa, un cinquième avenant du contrat d’exploitation minière et construction d’infrastructures, de type véritablement » gagnant-gagnant « , au cours d’une cérémonie présidée par le Président de la République, Félix Tshisekedi. On doit cette signature du contrat minier renégocié avec le Groupement des entreprises chinoises (GEC), au travail abattu par l’Inspection générale des finances. Outre la volonté du Chef de l’État de remettre les intérêts de la RDC au centre de toutes les conventions signées avec des tiers, l’Inspecteur général des finances est l’auteur du rapport qui a abouti à la révisitation dudit contrat. Jules Alingete et ses hommes ont révélé un important « déséquilibre » dans cette convention conclue en 2008 entre les gouvernements congolais et chinois, sous Joseph Kabila.
Ce cinquième avenant permet à la RDC de disposer de 7 milliards de dollars américains pour construire 6.000 kilomètres de routes dans 15 ans à travers le pays, à raison de 400 Kilomètres par an.
Selon des sources proches du dossier, « dans un mois, les travaux de construction des routes seront lancés à Kinshasa, dans le Grand Équateur, au Kasaï Oriental, au Haut-Lomami et au Lualaba.
« Dans la capitale, le plan en 2024 prévoit de construire une route de Mbudi – UPN Kimwenza – NDjili Brasserie – Avenue Ndjoko – Aéroport de Ndjili. Puis une autre route Gombe -Long du Fleuve – Aéroport de Ndjili. À l’intérieur du pays, le projet programme l’axe Mbujimayi – Muene Ditu – Kaniama – Kalemie – Luena – Nguba. Le quatrième axe concerne Mbujimayi – Kabinda – Kindu – Bukavu – Goma. La cinquième route retenue est celle d’Akula dans le Grand Équateur. «
» Le cinquième avenant signé ce jour consacre la révision du contrat dénommé Convention de la collaboration relative au développement d’un projet minier et d’un projet d’infrastructures en RDC du 22 avril 2008, avec objectif principal de rétablir l’équilibre dans ce partenariat, pour le rendre gagnant-gagnant entre les Parties « , a déclaré le modérateur de la cérémonie.
En 2008, l’Etat congolais et le Groupe d’entreprises chinoises (GEC) avaient conclu un contrat pour le développement d’un projet minier et de projets d’infrastructures en RDC, ultérieurement modifié et complété par quatre (4) avenants.
Quinze ans après depuis sa mise en œuvre, sous l’impulsion du Président de la République, son Excellence Monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et conformément à l’esprit de la Déclaration conjointe entre la République populaire de Chine et la République démocratique du Congo sur l’établissement d’une coopération globale et d’un partenariat stratégique, cet accord a été revu « , a indiqué le document remis à la presse.
Un accord en sept points
Au terme des négociations, le gouvernement congolais et la partie chinoise se sont accordés sur un certain nombre de principes, résumés en 7 points, à savoir : « l’affectation par Sicomines d’un montant d’investissement pour les infrastructures de trois à sept milliards USD ; la participation de la RDC dans le capital de Sicohydro de Busanga (Lualaba), à raison de 60% pour le Groupe d’entreprises chinoises (GEC) et 40% pour la RDC. «
Les parties ont convenu, en outre, de la répartition des postes au sein de Sicomines. Pour la partie congolaise, en plus des postes de DGA et DRH qu’elle a déjà, il y a désormais l’ajout des postes de Directeur commercial, Directeur financier adjoint et Directeur technique adjoint.
Il y a aussi la répartition des actions de Sicomines, soit 68% contre 32% jusqu’au remboursement total des emprunts liés au Projet de coopération sino-congolais ; le paiement de royalties et le renouvellement des droits et titres miniers ; la commercialisation par le Groupe Gécamines d’une partie de la production de Sicomines, à partir de l’année 2024 ainsi que les stipulations diverses.
Au nom de la partie gouvernementale, Alexis Gisaro, ministre des Infrastructures et cosignataire de l’avenant, s’est dit satisfait quant à » un important dividende économique gagné avec l’augmentation des impôts à prélever « . » Nous allons obtenir beaucoup de bénéfices financiers, en termes d’impôts « , a-t-il dit à la presse. » Ce contrat destiné à la construction des infrastructures routières, vise également à connecter l’ensemble des territoires du pays.
En termes de chiffres, c’est 324 millions USD par an pour la construction des routes. Ce sont des royalties supplémentaires pour la Gécamines, et donc l’Etat congolais « , a expliqué pour sa part André Wameso, directeur de cabinet adjoint du Chef de l’État. Chen Yu, Représentant légal et président du Conseil d’administration de « China Railway Group Limited » a signé l’Avenant pour le compte du Groupement d’entreprises chinoises. Didier KEBONGO