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Reçu hier à l’émission « Marius Muhunga Town Hall », Denis Kadima : « Nous n’avons pas refusé un autre audit du fichier électoral »
Lors de ce face-à-face de plus d’une heure, le président de la Centrale électorale a confirmé à haute et intelligible voix la tenue des élections à la date échue, le 20 décembre prochain. Et s’agissant de son prétendu refus aux demandes de l’audit du fichier électoral, Denis Kadima répond qu’il est incompris, que lui et la CENI n’ont pas refusé. Il appelle ceux qui en font la demande de le faire à leur manière à la publication de la liste des électeurs. Ce sera sans la collaboration de la CENI qui n’est plus à cette étape, dit-il.
« Il n’y a pas l’ombre d’un doute, nous aurons les élections le 20 décembre 2023», rassure Denis Kadima. Celui-ci précise : «Je le dis parce que tout ce que nous mettons en œuvre pour organiser ces élections avancent bien en dépit des difficultés. C’est une opération très complexe, mais la façon dont nous sommes organisés et comment les choses se passent, nous sommes confiants qu’à cette date-là, il y aura bel et bien élections ».
A la question de savoir pourquoi il refuse la révision du fichier électoral, malgré les demandes diverses des parties prenantes au processus.
«Nous sommes incompris, indique Denis Kadima, nous n’avons pas refusé qu’il y ait audit du fichier électoral. Au départ nous avions invité la Francophonie, elle s’est présentée mais il y a eu une pression, une bonne partie de la population n’était pas rassurée par l’indépendance de cette institution. Ce qu’il faut noter, parce qu’on a tendance à ignorer ce point-là, insiste Denis Kadima, la Francophonie était invitée et elle était venue. Notre intention était de travailler avec ses experts. Et quand ils ont jeté l’éponge, nous n’avions pas de choix que de trouver une solution de rechange. L’audit a eu lieu », dit-il.
«Et maintenant ceux qui demandent qu’il y ait un autre audit, nous n’avons pas refusé. Tout ce que nous leur disons, c’est de le faire eux-mêmes. C’est-à-dire quand nous allons publier la liste des électeurs, ils prennent ces listes et qu’ils fassent leur audit », répond Kadima.
«Un audit, explique Denis Kadima, se fait sur base de la liste des électeurs. Ils n’ont qu’à prendre la liste que nous allons publier sous peu, et faire leur audit. Ce que nous ne pouvons pas faire, c’est de collaborer avec eux par ce que nous sommes extrêmement occupés à préparer les élections», s’est exprimé le président de la CENI.
Pour Denis Kadima, «le message qui passe partout dans les medias selon lequel la CENI refuse l’audit, ce n’est pas vrai. Nous leur disons c’est votre droit, allez-y mais c’est sans nous». Nous ne sommes plus à cette étape, nous ne voulons pas être distraits.
Donc j’insiste, la CENI n’a jamais refusé à une quelconque organisation, d’organiser un audit. Le moment venu ils doivent décrire leur méthodologie pour qu’on sache comment ils sont arrivés à la conclusion. La loi prévoit que la CENI sort cette liste 60 jours avant la campagne. Il y aura une liste définitive 30 jours avant le début des élections, dit-il.
Quant au boycott du FCC et son chef Joseph Kabila du processus, pour Kadima, «le FCC ne boycotte pas le processus électoral, il boycotte le fait que la majorité ait changé de camp à travers un mécanisme qu’il rejette. Ce n’est à cause de ce que nous avons fait ou n’avons pas fait. Ce n’est pas un problème typiquement électoral. Denis Kadima estime que le fait que le FCC refuse la composition de la CENI ce n’est pas un problème de la CENI. C’est un processus qui s’est déroulé au niveau de l’Assemblée nationale…. » Didier KEBONGO