Dernière minute
Société
Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux. Voilà la version originale de cette phrase, c'est-à-dire avec des guillemets seulement à la fin; "patient" au singulier; sans ponctuation après "patient", alors qu'il en faut une virgule ou deux points; "supporte" conjugué,…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Au cours d'une cérémonie solennelle organisée ce jeudi 6 août 2026 à la Cité de l'Union africaine, le Chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé la cérémonie relative à l'…
Étranger
La Colombie a annoncé un changement de sa position sur la question du Sahara et affirmé sa reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur ses Provinces du Sud.
Cette nouvelle…
Nation
Olivier Kamitatu, directeur de cabinet et porte-parole de l’opposant Moïse Katumbi, a récupéré, le vendredi 7 août, son passeport, selon des sources proches de son entourage. La restitution de ce…
Réconciliation autour des leaders politiques, une constante
Rien de nouveau sous le soleil zairo-congolais. Avant-hier, hier comme aujourd’hui, réconciliation rime avec rabibochage entre acteurs politiques majeurs. Faudrait-il s’en féliciter, le déplorer, en pleurer ou, -au pays à la comédie chevillée au corps et au cœur-, en rire? Libre à chacun.
Ainsi, sans remonter jusqu’au déluge, en était-il le cas par exemple entre le Maréchal Mobutu et Tshisekedi-père. Plus d’une fois, les démarches tendant au rapprochement entre ces deux amis politiques intimes devenus adversaires politiques tout aussi intimes a été comme la quête de la réconciliation nationale.
La Conférence nationale souveraine (CNS) a, elle-même, a fait de la cohabitation Mobutu -Tshisekedi la consécration de la … réconciliation nationale. Du haut du perchoir, Monseigneur Monsengwo déploya tout le trésor d’exégèse et même de diplomatie pour obtenir le binôme Mobutu-Tshisekedi comme solution à l’équation politique d’alors.
Rebelote dans l’ère post-Maréchal-président. Des tentatives ratées d’attelage Kabila-père -Ya Tshitshi avaient pour justification la recherche de la réconciliation nationale.
Au dialogue inter congolais de Sun City, la réconciliation nationale a été vue sous le même prisme du rapprochement entre leaders politiques et politico-militaires qui devaient fumer le calumet de la paix.
La réconciliation nationale a toujours eu une saveur politique. On a très rarement vu -c’est un euphémisme- telle et telle autre composante du peuple loger à la même enseigne en terme de misère proverbiale se réconcilier effectivement.
Les retrouvailles Kabila-Katumbi s’inscrivent dans la très longue tradition de « réconciliation » à congolaise. Pour le coup, les deux poids lourds de la scène politique n’ont pas réinventé la roue.
Au passage, on ne peut pas épiloguer à longueur de journée sur les contradictions secondaires voire des querelles byzantines de la classe politique, source de tension dans le pays et ne pas saluer l’extinction potentielle d’une de ces nombreuses flammes. Quels qu’en soient les ressorts et les visées, la poignée de main Kabila-Katumbi devrait signifier un conflit, politicien soit-il, en moins. Tant mieux si cette « réconciliation » fait baisser la tension politique de quelques crans.
Que ce rapprochement ne soit pas du goût de ceux qui tiraient profit de la fâcherie entre les leaders du FCC et d’Ensemble, ainsi va la politique. Mais, que ce rabibochage n’arrange pas ceux qui en appellent matin, midi et soir à la cohésion nationale à partir de la base, il y a de quoi perdre son swahili.
José NAWEJ