Dernière minute
Société
Difficulté eza souffrance te. Bino moko boyebi". Cette expression dans un mélange en lingala et en français est écrite sur la portière arrière d'un véhicule Mercedes-Benz Sprinter modèle 308. Elle signifie en français : " La difficulté n'est pas une souffrance " ou " La difficulté n'équivaut pas…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Etudiant en troisième licence électricité à l'Institut supérieur des techniques appliquées (Ista/Ndolo), Jean-Fidèle Lokende a réussi à mettre sur pied un système de production de l'électricité à…
Étranger
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement de la République du Burundi, Édouard Bizimana, a salué, vendredi à Rabat, les initiatives…
Nation
Les évêques catholiques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) haussent le ton face au débat sur la révision de la Constitution. Réunis en Assemblée plénière extraordinaire du 18…
RDC : Le FOFECEGDD révolté par la montée de la violence à l’égard des femmes après les élections
Dans un communiqué de presse rendu public à Kinshasa, le Forum des femmes citoyennes et engagées pour la gouvernance, la démocratie et le développement (FOFECEGDD) a exprimé son indignation et se dit révolté par la montée de la violence à l’égard des femmes en général, et en particulier celles impliquées en politique.
Cette organisation dénonce le fait que des femmes qui participent au processus électoral, en tant qu’électrices, candidates, observatrices ou témoins, sont victimes d’intolérance politique ; de violences verbales, psychologiques, et physiques ; de cyberharcèlement ; de partage de vidéos ou de photos intimes sur les réseaux sociaux ; et de violence sexuelle, parfois filmée et propagée de façon numérique.
Devant cette situation, le FOFECEGDD condamne avec force toutes les formes de violence, d’intolérance politique et de traitement inhumain et dégradant à l’égard des femmes, peu importe la gravité de la situation. Il encourage les destinataires de vidéos et photos dégradants et déshumanisants à ne pas les transférer à leur tour pour ne pas participer à la violation de l’intimité de la victime. Aussi, a-t-il encouragé les témoins de violences à s’interposer pour mettre fin à l’agression et/ou à signaler les faits aux autorités compétentes.
Cependant, le FOFECEGDD exhorte les ministères de la Justice, de l’Intérieur et du Numérique à se saisir immédiatement et systématiquement des abus ; enquêter de façon impartiale ; assurer que justice soit faite ; et garantir que des réparations individuelles ou collectives, et financières ou en nature soient accordées diligemment aux victimes ; En plus, cette organisation féminine exhorte les institutions d’appui à la démocratie, et en particulier la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) et Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), à jouer pleinement leur rôle en documentant et en réprimant immédiatement et systématiquement les abus et exhorte les partis et regroupements politiques à renforcer leur commission de discipline et leur règlement intérieur pour sanctionner les abus ; et à documenter, dénoncer et porter plainte immédiatement et systématiquement en cas de dérive ciblant une de leurs membres.
Le FOFECEGDD appelle une nouvelle fois le Chef de l’Etat, champion de la masculinité positive de l’Union africaine, à renforcer ses efforts pour protéger les femmes contre toutes les formes des violences, d’où qu’elles viennent. Enfin, il s’engage à accompagner les victimes afin que justice soit faite.
Pour rappel, le Forum des femmes citoyennes et engagées pour la gouvernance la démocratie et le développement (FOFECEGDD) est une organisation de la société civile de droit congolais, œuvrant dans la promotion des droits des femmes et des filles. Mathy MUSAU