Dernière minute
Société
"La patience ne connaît pas le temps" est le second message que nous avons découvert sur un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter (voir celui de droite). C'est un proverbe sénégalais.
Cette expression signifie que la vraie patience s'affranchit de l'obsession de la montre et de l'urgence, car…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans le cadre du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, la coopération dans le secteur de la santé entre la Fédération de Russie et la RDC connait un renforcement. Avec la signature, le…
Étranger
Il faut lutter contre la contrebande et investir dans les routes de desserte agricole
Pour tirer pleinement profit de l'accès préférentiel au marché chinois, la RDC doit renforcer le…
Nation
L’Assemblée nationale a déclaré recevable le projet de loi portant reddition des comptes exercice 2025, présenté par le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, au…
RDC: Jean-Pierre Lacroix met le curseur sur les processus de paix et la protection des civils
Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations unies, chargé des opérations de paix, a entamé une nouvelle visite officielle en République démocratique du Congo ( RDC) du 03 au 07 septembre. Cette mission vise à réaffirmer l'engagement des Nations unies en faveur des processus de paix en cours et la protection des civils. Ce, pour une paix durable et le renforcement de la stabilité au Congo et dans la région des Grands lacs.
" Au cours de son séjour, M. Lacroix entamera ses consultations à Kinshasa dès le 04 septembre, où il rencontrera les plus hautes autorités nationales, notamment le président de la République et la Première ministre. Il échangera également avec des représentants des partis d'opposition et des confessions religieuses sur les évolutions récentes du contexte politique et sécuritaire, ainsi que sur les activités de la Monusco ", renseigne le communiqué de ladite organisation.
À en croire le document, cette visite se poursuivra à Bunia, dans la province de l'Ituri, où M. Lacroix s'entretiendra avec les autorités provinciales, les acteurs de la sécurité, les représentants de la société civile, les communautés locales et le personnel de la Monusco. Une visite de la base opérationnelle de la Monusco à Fataki est également prévue dans son programme.
Cette mission intervient dans un contexte marqué par la résurgence de l'activisme du groupe armé des Forces démocratiques alliées (ADF) qui commet des exactions dans l'Est de la République.
La récente attaque est survenue dans la nuit du 26 au 27 juillet dernier coûtant la vie à 43 civils à Komanda, 75 kilomètres au sud de Bunia, dans le territoire d'Irumu (Ituri).
Il sied de noter qu'au lendemain de l'occupation des villes de Goma et Bukavu respectivement dans les provinces du Nord-Kivu et au Sud-Kivu par la coalition l'AFC/M23 soutenue par le Rwanda, des efforts diplomatiques majeurs sont en cours pour tenter de résoudre la crise sécuritaire entre Kinshasa et ce mouvement.
L'Accord de Washington sous la houlette des États-Unis d'Amérique et la déclaration des principes de Doha, sont les deux volets complémentaires d'une initiative diplomatique majeure visant à mettre fin aux conflits persistants dans la partie orientale de la RDC, en particulier ceux impliquant le Rwanda et les groupes armés comme l'AFC/M23.
Après la signature de la déclaration de principes, les engagements mutuels censés poser les bases d'un futur Accord de paix global piétinent. Les mesures de confiance considérées comme indispensables à la reprise des pourparlers début août en vue de parvenir à un Accord de paix global restent jusque-là au point mort.
Plusieurs discours sur un dialogue inclusif se multiplient en RDC et en dehors du territoire national. Les confessions religieuses en interne ont défini une feuille de route pour juguler la crise.
En revanche, en terre sud-africaine, l'ancien président, Thabo Mbeki a réuni une frange de l'opposition congolaise, en prévision d'un éventuel forum sur la situation sécuritaire en RDC.
Kinshasa d'un ton ferme a fait savoir qu'il ne participera pas à ces assises. En effet, le président Félix-Antoine Tshisekedi reste le seul maître à bord pour un dialogue inclusif. La Fatshisphère accuse Pretoria d'être à la fois juge et partie.
Gloire BATOMENE