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Publication des résultats de l’Exetat : Vivement des mesures contre l’extravagance des finalistes
La publication des résultats de l’Exetat vient de commencer. Les années antérieures, à Kinshasa particulièrement, les heureux finalistes ont toujours mis la capitale sens dessus dessous avec des extravagances indescriptibles. Ils envahissent les bistrots et les débits de boissons pour fêter leurs diplômes autour des verres.
Il n’est pas interdit de manifester sa joie lorsqu’il s’agit de célébrer une victoire, mais il faut le faire de manière civilisée. Ce qui est déplorable dans le cas d’espèce, c’est le comportement des enfants qui choque les consciences.
Le spectacle est ahurissant : uniformes déchirés comme s’ils n’avaient pas de jeunes frères et soeurs pouvant hériter de ces habits, débits de boissons et bistrots pris d’assaut avec des danses obscènes, la tête saupoudrée de poudre, l’envahissement de la chaussée, le tout suivi des actes répréhensibles, et que sais-je encore ?
Le comportement des enfants est certes condamnable, mais il importe de déplorer le laxisme des autorités chargées d’assurer l’ordre public. Chaque année, nous assistons à pareil débordement mais des sanctions sévères n’ont jamais été prises contre les auteurs de tels débordements. En dépit de menaces de sanctions proférées par les mêmes autorités la veille de la publication desdits résultats. Nous avons pensé qu’en 2023 des dispositions seraient prises pour empêcher ces extravagances, mais rien n’a été fait.
Si des jeunes dont nous disons qu’ils sont l’avenir de la Nation se comportent de cette façon, nous pouvons affirmer sans peur d’être contredit que cet avenir est obscur.
Dans cette problématique, les parents ont aussi une grande part de responsabilité du fait qu’ils n’entreprennent aucune action en amont pour éviter que leurs enfants tombent dans cette pratique honteuse. De là à dire qu’ils sont des complices passifs de leurs rejetons, il n’y a qu’un pas que nous pouvons vite franchir.
Un autre phénomène regrettable auquel nous assistons pendant cette période est la destruction des bâtiments scolaires par des malheureux finalistes, sans compter l’agression des autorités scolaires. De tels actes ne devraient pas rester impunis mais doivent subir toute la rigueur de la loi.
L’Etat est appelé à exercer son autorité dans tous les secteurs de la vie nationale pour éviter la déliquescence de la société congolaise. Sans la puissance publique, c’est le vide, un non-État. Malheur à une telle nation vouée à la disparition. Muke MUKE