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Procès coup d’État manqué : Les irrégularités procédurales mises en cause, l’affaire renvoyée à ce mardi 18 juin
La deuxième audience du procès de la tentative de coup d’État du 19 mai dernier s’est tenue vendredi 14 juin devant le tribunal militaire de Ndolo. Dans le cadre de cette affaire, les avocats de la défense ont soulevé une demande d’annulation de tous les procès-verbaux d’audition.
Selon eux, ces documents ont été établis sans l’aide d’interprètes, alors que les prévenus parlent anglais tandis que les auditions étaient menées en français. Parmi les prévenus, trois Américains figurent sur la liste. Marcel Malanga, Taylor Christian Thomson et Benjamin Reuben Zalman-Polun sont nés aux États-Unis et parlent anglais. Leur avocat a souligné que l’absence d’interprète lors de leurs auditions contrevient aux principes fondamentaux du droit à un procès équitable.
Outre l’annulation demandée des procès-verbaux d’audition pour vice de forme, les avocats dénoncent le fait que certains aveux aient été obtenus de manière « déloyale » ou sous la « torture« . C’est le cas pour l’Américain Taylor Christian Thomson, qui s’est constitué partie civile après son arrestation. Il dénonce des actes de « traitement inhumain et dégradant« , alors que des vidéos le montrant dénudé ont circulé sur internet.
Les conditions de détention et la santé des prévenus
Les avocats de la défense ont également soulevé des préoccupations concernant les conditions de détention et l’état de de santé des prévenus. L’un d’eux, Jean-Jacques Wondo, un Congolais naturalisé Belge, souffre de diabète et d’hypertension. Depuis son arrestation, il lui est interdit de prendre ses médicaments, ce qui est considéré comme très préjudiciable à sa santé. Son avocat a plaidé en faveur d’une liberté provisoire pour raisons de santé, soulignant que le refus de lui administrer ses médicaments constitue un risque pour sa vie.
D’autres prévenus de nationalités canadienne et belge demandent également leur remise en liberté provisoire, remettant en cause la compétence du tribunal militaire pour les juger étant donné qu’ils sont des civils. Leur défense rassure qu’ils ne représenteraient pas un risque de fuite.
Le tribunal doit encore se prononcer ce mardi sur ces nombreuses exceptions soulevées par la défense qui remettent en question le déroulement du procès.
Christian-Timothée MAMPUYA