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Présidence : une communication en amont s’imposait !
*La santé du Président de la république ne relève pas de la sphère privée, dans la mesure où il a entre ses mains la destinée des millions des Congolais.
Des folles rumeurs avaient envahi la capitale Rd congolaise sur la santé du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ce, après que des médias belges ont annoncé que ce dernier était dans un état critique après avoir subi une opération à «cœur ouvert». Une information aussitôt démentie par le Gouvernement et la Présidence.
Pour nombre d’observateurs, cette polémique ambiante, mieux cette cacophonie autour de la santé de Félix Tshisekedi pose un problème de déficit de la communication au niveau de la Présidence de la république. Ils estiment qu’on en est arrivé là parce qu’officiellement, la Présidence n’a pas communiqué alors qu’il y a des collaborateurs du chef de l’Etat dont le job est de communiquer justement.
Il a fallu que la presse belge puisse parler de la santé du Président de la république pour qu’on se répande en communiqués, lesquels passent à côté de la réalité.
Pour rassurer l’Exécutif ainsi que ses compatriotes sur son état de santé, «le président de la république est intervenu, par surprise, depuis Bruxelles pour faire le point sur son séjour au Royaume de Belgique. Le Président de la république a informé les membres du Gouvernement, qu’après s’être fait examiner dans un hôpital spécialisé, une hernie discale au niveau des vertèbres cervicales a été diagnostiquée, et qu’il bénéficie d’une prise en charge médicamenteuse», a assuré le porte-parole du Gouvernement Patrick Muyaya.
«Il n’a donc subi aucune intervention chirurgicale. Il a annoncé son retour au pays la semaine prochaine et il présidera, en présentiel, le 18 mars prochain, le Conseil des ministres», a-t-il ajouté.
Destinée des millions des personnes entre les mains
Cette séquence est révélatrice du dysfonctionnement de la communication au sommet de l’Etat, malgré la pléthore de communicants qu’on y trouve.
Quelle honte y a-t-il à dire aux Congolais que le Président de la république est malade, qu’il souffre «d’une hernie discale au niveau des vertèbres cervicales ou d’une quelconque maladie?» plutôt que de laisser les gens épiloguer sur l’état du chef de l’Etat, il eût été indiqué qu’on informa les Congolais en amont. Le Président de la république est avant tout un humain. Normal donc qu’il tombe malade.
En un mot comme en cent, cet épisode n’a pas grandi la Présidence de la république qui veut communiquer autrement, et dispose pour cela d’un bataillon de communicants.
Pour nombre d’observateurs, la santé d’un chef de l’État en exercice ne relève pas de la sphère du privé. Il est le président de tous les Congolais, son état de santé intéresse au premier chef ses concitoyens, dans la mesure où il détient entre ses mains la destinée des millions d’entre eux.
Au-delà de tous les bruits, toutes ces spéculations autour de l’état de santé du Président de la république ne profitent pas au pays. Au contraire, elles nuisent à sa stabilité.
Le lendemain du 8 mars, un communiqué officiel publié dans la presse, parlant de la raison du séjour du Chef de l’Etat à Bruxelles aurait évité la cacophonie sur la santé du Président de la république qui peine à s’éteindre.
Face à cette polémique sans cesse ni fin, une communication en amont sur la santé du Chef de l’Etat s’impose. Bannir l’idée reçue selon laquelle «la maladie des présidents ne se dit pas. Cela affaiblirait leur autorité… » Didier KEBONGO