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Enjeux de l'heure
Mardi 30 mai 2023 - 06:43

Pr Fweley Diangitukwa : « l’intégration régionale est devenue la meilleure solution pour reconstruire les pays africains »

L’Organisation de l’unité africaine (OUA), ancêtre de l’actuelle Union africaine (UA) a célébré le 25 mai le 60ème anniversaire de son existence. A cette occasion, Forum des As s’est entretenu avec le professeur Fweley Diangitukwa pour parler du bilan de cette organisation panafricaine 60 ans après sa création par ses pères fondateurs. Que faut-il faire pour assurer une réussite de l’UA dans la réalisation de ses missions ? ; Que devrait être la place exacte de la RDC au sein de cette UA ? Fweley Diangitukwa a répondu à toutes ces questions. Au cours de cet entretien qui lui offre l’occasion de nous entretenir sur le thème de  l’intégration régionale en examinant non seulement les progrès accomplis par notre continent mais aussi les échecs encourus. Politiste, Fweley Diangitukwa est auteur de 32 publications, notamment celui qui nous intéresse particulièrement : L’Afrique dans la dynamique de l’intégration régionale. À quand les États-Unis d’Afrique ?, éditions  L’Harmattan, 2021. Il produit entre un ou deux livres par année. Si ses livres étaient principalement diffusés en Occident où il les publiait, depuis son retour dans notre pays, Forum des As fait découvrir progressivement son œuvre et ses idées aux lecteurs du journal.

Forum des AS : Avec vos yeux d’analyste politique, 60 ans après la création de l’Union africaine, qu’est-ce qui a marché, qu’est-ce qui n’a pas marché par rapport à l’OUA devenue UA ?

Fweley Diangitukwa : Dès le lendemain des indépendances africaines, en 1963, l’Afrique s’engage dans une grande aventure, celle d’unir les États nouvellement indépendants tout en les invitant à soutenir les États encore sous domination coloniale afin de leur permettre de lutter pour leur souveraineté. C’est ainsi qu’est créée l’Organisation de l’unité africaine (l’OUA) à Addis-Abeba en 1963.

Parmi les thèmes abordés, les leaders se sont prononcés sur la préservation de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation comme le souhaitait déjà en 1958 le camp de Léopold Sédar Senghor et Houphouët-Boigny. Les deux camps aux intérêts contradictoires et aux aspirations divergentes se sont opposés, entre les  » progressistes panafricains  » qualifiés de radicaux anti-occidentaux et les  » libéraux  » qualifiés de modérés pro-occidentaux. Ce clivage a traversé l’Organisation jusqu’à ce jour.

Au début des années 1990, sans avoir atteint l’intégration économique et le développement social, lesquels sont des préalables devant conduire à l’unité politique, l’approche fédéraliste adoptée dans la mise en place des structures de l’Union africaine a laissé penser que l’intégration du continent africain a atteint l’étape de l’union politique, et qu’il fallait passer à une nouvelle étape. L’Union africaine (UA) est à interpréter comme le couronnement du Traité d’Abuja de 1991 dont l’objectif ultime est la création de l’Union économique et du Parlement africain qui doit assurer la participation des peuples.

L’objectif principal de l’intégration régionale en Afrique a toujours porté sur la capacité des pays membres à regrouper des économies nationales vulnérables et fragiles en une seule entité puissante pour résoudre les problèmes des déséquilibres économiques et financiers des États. Jusqu’à présent, l’accent a été mis plus sur l’approche économique que sur le volet politique, nonobstant l’échec de l’État-nation assez bien visible partout. Mais pour construire une Afrique stable et dynamique, il faudra bien franchir le pas et se mettre à construire un jour l’intégration d’une Afrique politique car c’est elle qui donnera plus de signification à la démarche intégrative. L’approche politique demeure le stade final dans le processus d’intégration. Mais cette Afrique politique ne naîtra pas avec des chefs d’État qui révisent intempestivement la Constitution ou qui organisent de fausses élections pour se maintenir au pouvoir en sollicitant un 2ème ou un 3ème mandat non mérité.

L’Afrique accuse un retard dans son développement parce que l’accélération du processus d’intégration régionale n’est pas considérée comme un facteur essentiel de prospérité partagée et de paix entre les nations. La multitude et le chevauchement des formes d’intégration régionale sont la cause principale qui retarde la construction de l’Union africaine.

Parmi les causes à l’origine du retard dans la construction de l’unité africaine, il y a cette politique étrangère ou encore cette mainmise des grandes puissances sur leurs anciennes colonies qui a fait naître un nationalisme étroit évoluant à un bilatéralisme presque complet, dans ce sens que chaque État nouvellement indépendant a privilégié des relations politiques et économiques avec l’ancienne puissance coloniale au détriment des pays africains.

Les processus d’intégration économique en Afrique piétinent alors que le mécanisme est amorcé depuis longtemps, à cause, entre autres, des dictatures et des dirigeants non éclairés qui retardent le développement du continent. D’abord, à l’époque des dictatures militaires, un immense gouffre séparait les gouvernants et les gouvernés. Le système de parti unique s’est imposé un peu partout en Afrique. Les gouvernants savaient à peine ou refusaient de savoir ce que pensaient la majorité des citoyens de leur pouvoir dictatorial. À vrai dire, ils ne voulaient rien savoir pour maintenir leurs  privilèges intacts. Les échos qui venaient des masses populaires abandonnées à elles-mêmes dans des quartiers périphériques sans lumière, sans eau potable, sans électricité à plein régime, pleins d’immondes, et où les habitants s’opposaient aux abus d’une dictature répugnante, n’inspiraient que le dégoût ou la peur de la tyrannie. Ainsi, aux yeux des démunis, le système politique occidental paraissait plus acceptable que celui qui gouvernait leur pays.

Les conférences nationales ont ouvert la voie au multipartisme et à la démocratie La séparation de l’Afrique en zones de développement économique et la stagnation des relations entre gouvernants et gouvernés ont été, dans une large mesure, un corollaire du blocage intérieur et du manque de développement des nations. Dès que le changement en Europe de l’Est, après la chute du Mur de Berlin, a libéré les forces de changement dans les pays satellites de l’ex-URSS, les contestations ont pris place en Afrique et la nécessité d’un dialogue entre les gouvernants et les gouvernés a commencé à s’imposer. Partout en Afrique, les régimes tyranniques ont été ouvertement contestés. Les conférences nationales, qualifiées de « souveraines « , ont ouvert une brèche importante dans le changement des mentalités et dans la revendication des peuples qui exigeaient dorénavant le retour aux valeurs de la démocratie participative, laquelle constitue l’essence même de la civilisation africaine : la recherche permanente du consensus, l’implication des citoyens dans la prise des décisions concernant l’avenir de la nation.

Mais peu de temps après, les anciens tyrans ou des décideurs sans formation adéquate et sans aucune expérience professionnelle sont arrivés au pouvoir en organisant des parodies électorales à travers lesquelles ils achètent, par la corruption, les voix des électeurs et s’attribuent des victoires électorales qu’ils ne méritent pas. Dès lors, l’intégration régionale a vite cessé d’être une priorité.

DE L’OUA A L »UA : POURQUOI AVOIR CHANGE D’APPELLATION?

Nonobstant les différentes initiatives prises pour réaliser des progrès, entre autres le plan d’action de Lagos (PAL) et l’Acte final de Lagos adoptés en 1980, la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples adoptée en 1981, l’Afrique ne parvenait toujours pas à sortir des crises politiques et des conflits armés. Ainsi, le 9 septembre 1999, les chefs d’État et de gouvernements ont adopté une déclaration qui a donné naissance à Lomé en 2002 à l’Union Africaine (UA) en vue d’accélérer le processus d’intégration sur le continent. Malgré la volonté de transformer l’OUA en UA avec des changements radicaux de vision et de stratégie, les chefs d’État et de gouvernements ont commis le péché originel de ne pas changer la vision globale de l’Organisation. L’UA fonctionne toujours comme l’OUA car les mécanismes d’adhésion et d’appartenance ne sont pas soumis à des contraintes. Les peuples sont toujours exclus du processus de prise de décision. L’intégration régionale n’est toujours pas considérée comme la seule issue pour le développement du continent. Comme à l’époque de Léopold Sédar Senghor et d’Houphouët-Boigny, chaque État africain procède tout seul à son développement sans bénéficier directement des expériences des autres et sans élargir son marché intérieur, c’est-à-dire sans bénéficier des avantages de l’intégration régionale.

La dépendance à l’Occident compromet le développement de l’Union africaine

La situation actuelle de l’Afrique est politiquement fondée sur la dépendance de chaque pays envers une puissance étrangère (américaine, européenne, chinoise, russe, etc.) qui détermine le destin du pays concerné. Cette dépendance vis-à-vis des puissances étrangères crée inévitablement une forme d’assujettissement et de soumission, semblable à celle qui a existé pendant la colonisation. L’Europe, estimant qu’elle a colonisé l’Afrique, considère ce continent comme une zone où elle peut exercer perpétuellement son hégémonie. Cela a toujours été sa prétention et elle réunit les moyens de l’imposer face à l’Afrique qui peine à défendre ses intérêts.

La préoccupation principale des peuples africains reste la présence au pouvoir des dirigeants incompétents ou dictatoriaux ainsi que la mainmise de la politique étrangère sur la politique nationale et le manque de souveraineté. Depuis l’accession des pays africains à la souveraineté internationale, l’Occident prétend protéger l’Afrique en s’appuyant non seulement sur ses moyens militaires largement supérieurs à ceux du continent africain, mais aussi sur un niveau de développement économique supérieur, comparativement à celui du continent africain qui considère l’Occident comme le modèle sur le plan des forces armées, de la technologie, des sciences, de la production de la connaissance et du niveau de vie. Au lieu de construire l’Afrique – leur continent – les dirigeants africains privilégient leurs relations de dépendance envers l’Occident qui pillent les ressources naturelles de notre continent.

Malgré l’ancienneté de la civilisation africaine et aussi son niveau de sagesse, la production intellectuelle fait grandement défaut à l’Afrique. À cause de cet immense retard sur le plan de la réflexion, de la production du savoir, de l’invention et de l’innovation, les Occidentaux qui se sentent plus  » évolués  » et plus  » développés  » écrasent les Africains et l’Afrique. Pour cette raison, ils imposent leur volonté à l’Afrique et dominent – voire méprisent – ses peuples.

Quels sont les échecs ? Quelles sont les avancées ? Que faire pour que l’UA aujourd’hui n’apparaisse plus comme un syndicat des chefs d’Etat, mais une organisation des peuples africains au service des intérêts des Africains, mais pas des agendas des chefs d’Etat).

D’abord les échecs. Au début des indépendances africaines, il y a eu deux conceptions idéologiques de l’intégration africaine, l’une prônait la consolidation d’unité politique, et l’autre une coopération entre États souverains.  » … deux conceptions idéologiques de l’intégration africaine, notamment entre les chefs d’État qui présidaient aux destinées des peuples africains à l’aube des indépendances dans les années 1960. D’une part, il y avait ceux dits du groupe de Casablanca qui prônaient la consolidation d’une unité politique, sous une forme d’États-Unis d’Afrique. Kwame Nkrumah, l’un d’eux, a bien exprimé cette vision du régionalisme et de l’unité africaine quand il a écrit :  » Nous sommes des Africains et rien que des Africains, et nous ne pouvons poursuivre notre intérêt qu’en nous unissant dans le cadre d’une Communauté africaine « . D’autre part, il y avait ceux, dits du groupe de Monrovia, dont la conception de l’unité africaine aurait abouti à la création de l’OUA comme organisation d’États souverains qui s’engage à respecter cette souveraineté, à l’instar de l’Onu. Ils pensaient que la stratégie la plus efficace était l’intégration et l’unité africaine. L’Afrique indépendante est née sous le prisme de la dualité des positions entre les leaders pro Kwame Nkrumah d’un côté et les leaders pro Senghor et Houphouët-Boigny de l’autre. Cette dualité a eu des conséquences négatives dans la suite de l’histoire politique africaine à tel point qu’il est presque impossible de se prononcer sur un problème sérieux sans voir les leaders se scinder en deux camps antagonistes entre les pro position occidentale (comme Abdoulaye Wade dans le cas du conflit libyen) et les pro position africaine (comme Mobutu dans son discours à l’Onu). Cette divergence est renforcée par la division de l’Afrique entre pays francophones et pays anglophones (qu’on ne trouve nulle part ailleurs), entre l’Afrique noire, l’Afrique arabe et l’Afrique blanche. Comment l’Afrique pourra-t-elle décoller en demeurant dans la dualité du débat des indépendances africaines ?

Très rapidement, l’OUA devint un forum de rencontre des chefs d’État sans les peuples. Même les dictateurs les plus sanguinaires y avaient leur place et défendaient leur pouvoir à l’intérieur de l’Organisation. Nonobstant le contenu de l’article 2 de la Charte de l’OUA qui poursuivait entre autres objectifs la nécessité de renforcer l’unité et la solidarité des États africains, coordonner et intensifier leur coopération et leurs efforts pour offrir des meilleures conditions d’existence aux peuples ; l’OUA était vite devenue une sorte de confédération syndicale qui défendait les intérêts des chefs d’État devenus des tyrans de leur propre peuple. Lieu officiel pour défendre des régimes dictatoriaux, l’OUA a fonctionné avec ses propres contradictions internes jusqu’à sa disparition au lendemain de la fin de la guerre froide. Les difficultés actuelles de l’Afrique viennent de loin.

Le développement séparé prôné au lendemain de l’indépendance par Léopold Sédar Senghor et HouphouëtBoigny est une illusion qui n’est plus soutenable. Le bilan de l’intégration africaine est un échec car l’OUA n’a pas lutté contre la prolifération des régimes tyranniques et parce qu’elle n’a accordé aucun intérêt au respect des valeurs africaines et aux choix des peuples africains. Elle n’a pas résolu les conflits les plus sanglants ni empêché l’ingérence occidentale dans les affaires africaines. L’intégration régionale n’a pas produit les résultats escomptés car il y a encore peu de résultats concrets. En tout cas, jusqu’à ce jour, l’intégration régionale ne semble pas accélérer la croissance économique ni même le commerce régional dans l’ensemble du continent.

Pour répondre aux attentes des peuples africains, les décideurs politiques et surtout les populations doivent encourager l’interdépendance qui est un facteur de rapprochement, de pacification des relations entre nations du fait qu’elle crée des intérêts croisés que les États membres protègent sans perdre de vue qu’elle peut évoluer vers un jeu de concurrence et de rapport des forces. Ils doivent éviter les appartenances multiples qui entraînent inévitablement des responsabilités multiples envers les différents groupements auxquels les États adhèrent.  » Cela alourdit indiscutablement les charges des États concernés, dans la mesure où ils doivent non seulement faire face à des obligations financières multiples, mais aussi gérer une multiplicité de réunions, de décisions, d’instruments, de dossiers, de procédures et d’échéances. Ceci étant et compte tenu des ressources limitées de différents pays africains, on arrive forcément à une situation où beaucoup ne peuvent plus honorer leurs obligations auprès de différents blocs sous-régionaux dont ils sont membres.

 »La double ou la triple appartenance conduit à la duplication des programmes et à la dispersion des ressources ».

Les peuples doivent lutter contre les obstacles à la fois institutionnels, politiques et économiques, entre autres, l’instabilité politique et sécuritaire, la porosité des frontières, la permanence des régimes dictatoriaux et des conflits interétatiques, le non-respect des Constitutions, le manquement aux règles de l’État de droit, la multiplication des Communautés Économiques Régionales (CER) et des organisations intergouvernementales (OIG), les disparités de développement, le manque d’infrastructures ferroviaires et routières de qualité et interconnectés, la croissance de la pauvreté, etc. Certains pays, comme la RD Congo, sont membres de trois voire quatre blocs régionaux. La double ou la triple appartenance conduit à la duplication des programmes et à la dispersion des ressources. Le problème de chevauchement conduit à des duplications inutiles d’efforts et accroît les obligations pour les États membres et diminue les possibilités de succès collectifs.  » Ces appartenances multiples ont pour conséquences un manque d’efficacité de ces organisations et une volatilité des contributions qui paraissent déjà faibles. Les États doivent contribuer dans plusieurs blocs ce qui conduit à des retards dans la mise en place des programmes.  » Quatre de tous ces obstacles sont très préoccupants :  » a) la diversité des pôles d’allégeance ou les appartenances multiples ; b) l’instabilité politique et l’insécurité ; c) le problème de gouvernance ; et d) les questions de financement « .

Dans la construction d’une nouvelle Afrique, les dirigeants africains doivent arrêter d’acheter des armes démodées avec lesquelles ils ne peuvent pas gagner la guerre sans le concours d’une puissance occidentale. L’argent qu’ils dépensent par ces achats est un gâchis ! Ils comptent parmi les clients les plus importants de l’industrie de défense occidentale (américaine, européenne), chinoise et russe. Tout ce qu’ils reçoivent en matière d’armement vient des pays étrangers, principalement des grandes puissances. Ils n’ont jamais songé à imiter les maîtres en la matière, voire à les dépasser, comme la Chine l’a fait face à son maître russe et elle est en passe de le faire face à la puissance américaine. Ils oublient que les pays qui livrent des armes démodées en Afrique conservent leurs savoir-faire militaro-industriels que les États africains ne possèdent pas encore, telle que la fabrication des chars de combat,  » la technologie des systèmes d’alerte avancée des tirs de missiles balistiques que maîtrisent les Américains, les Russes et dans une certaine mesure les Français. »

Mais quels sont les avantages de l’intégration régionale ?  » Elle permet  de créer un marché plus vaste, plus attractif, ou des économies d’échelle pourront être réalisées, augmentant ainsi la rentabilité des grands projets d’infrastructures dans les secteurs des transports, de l’énergie et des télécommunications ; elle permet ensuite d’augmenter la concurrence en rendant possible la coexistence de plusieurs acteurs économiques sur un même marché, générant ainsi une meilleure qualité des services et une diminution du prix pour les consommateurs locaux ; elle permet enfin de réduire la vulnérabilité des pays et des acteurs économiques par une plus grande diversification des économies et une stabilité financière renforcée ».

Plus les pays africains comprendront qu’il est plus avantageux de commercer avec les pays africains, pour une raison de proximité et de dignité, les échanges avec les anciennes puissances coloniales diminueront.

Pour cela, les Africains doivent apprendre à donner de la valeur à leur monnaie nationale et à construire des infrastructures interconnectées et à produire des biens de qualité. Le développement des échanges commerciaux, ou des relations économiques, ne sauront être indéfiniment un phénomène purement commercial et économique, il renferme aussi une dimension politique que les États africains ne doivent pas négliger. L’intensification des échanges entre pays africains boostera le développement du continent et permettra la concurrence avec les autres espaces économiques, notamment l’Occident et l’Asie. Pour cela, il est nécessaire d’engager plus de dialogue avec les différentes zones économiques afin de consolider les échanges intrarégionaux. Dans ce domaine très délicat et très complexe des échanges commerciaux, l’Afrique ne doit pas continuellement se présenter comme un bloc faible face aux autres blocs.

Que faut-il faire pour assurer une réussite de l’UA dans la réalisation de ses missions à la tête des Etats africains. Faudrait-il que les sociétés civiles prennent les choses en main et s’approprient l’Union africaine ?

Pour être complète, l’intégration régionale doit aller au-delà des aspects liés à la libre circulation des marchandises et des hommes. Il est indispensable d’intégrer aussi les aspects sécuritaires, culturels et éthiques dans ce processus.

Face à la dépendance de l’Afrique en matière d’armement, il est nécessaire voire urgent de donner corps à une alliance continentale de défense et de songer à disposer d’une dissuasion suffisante vis-à-vis des autres puissances prédatrices. À l’heure actuelle, l’Afrique n’est pas capable de se défendre seule.

C’est cette réalité largement partagée qu’il convient de changer progressivement, même si la performance ne sera pas au rendez-vous de sitôt. Il n’est plus possible de jouer, chacun pour soi et Dieux pour tous, dans les conditions qui dépouillent l’Afrique de tout, même de sa culture.

En réalité, la situation est nettement plus compliquée que ne laisse entrevoir cette narration. N’oublions pas qu’il est impossible de prévoir les tournants de l’Histoire. D’où la nécessité de préparer le futur dans le présent. Pourquoi ne créerait-on pas un Conseil de sécurité africain qui comprendrait un pays par zone géographique, par exemple : l’Afrique du Sud pour l’Afrique australe, la RD Congo pour l’Afrique centrale, le Nigeria pour l’Afrique de l’Ouest, le Kenya pour l’Afrique de l’Est et l’Algérie pour l’Afrique du Nord (Maghreb). Cet organe serait le répondant du Conseil de sécurité des Nations unies où sont traités les dossiers des conflits en Afrique. C’est Organe se prononcera plus valablement sur la sécurité collective des Africains.

Sur la liste des solutions à envisager, la recherche de la défense nationale et continentale, de la paix et de la sécurité figure au plus haut niveau. Viennent ensuite le respect des textes constitutionnels, l’alternance au pouvoir, l’intensification des échanges entre pays, l’association de la société civile (c’est-à-dire des représentants des peuples dans la désignation des membres appelés à diriger les organes de l’Union africaine).

La paix et la sécurité deviendront effectives lorsque l’Afrique se dotera d’une défense commune et d’une sécurité commune en créant une armée continentale ; autrement, les ingérences étrangères continueront à perturber le développement économique de notre continent. Les Africains ont le devoir de mettre fin aux conflits qui pullulent dans le continent et de sécuriser les frontières, car aucune puissance étrangère ne fera ce travail à leur place.

Chaque bloc régional doit y œuvrer pour l’intérêt des peuples, en faisant participer des représentants des peuples aux activités de l’Union. Le Parlement africain a de la peine à voir le jour et il est occupé uniquement par les politiques qui y défendent les intérêts de leurs partis politiques et de leur gouvernement respectif. Le passage de l’OUA à l’UA n’a pas encore apporté des modifications notables. L’UA est un fourre-tout dans lequel se trouvent des régimes qui respectent les valeurs démocratiques, les droits de l’homme et ceux qui les violent impunément, comme le Rwanda et l’Ouganda qui mènent une guerre de basse intensité à l’Est de la RD Congo.

Parce que l’Afrique a été saignée à blanc par les colons, l’intégration régionale est devenue la meilleure solution pour reconstruire les pays. Les Africains ne parviendront à rattraper leur retard qu’en se mettant ensemble, dans le cadre d’une politique générale déterminée par un Gouvernement fédéral soutenu par une armée continentale efficace et dissuasive.

Que devrait être la place exacte de la RDC au sein de cette UA ? Que faire pour que la RDC puisse jouer le rôle que sa position géographique lui prédestine d’accomplir?

Il y a plusieurs conditions à remplir pour que la RDC parvienne à jouer le rôle que le continent attend d’elle, parmi lesquelles il y a le niveau du personnel politique à rehausser en mettant des décideurs compétents aux postes d’intérêt collectif, sortir du clientélisme politique et du tribalisme, stabiliser le pays en ramenant la paix, sortir du chevauchement entre plusieurs appartenances régionales, annihiler la corruption et les détournements des deniers publics, etc.

De toutes ces conditions, la réforme de l’armée nationale est la plus préoccupante et surtout la plus urgente. La RDC ne peut pas continuellement dépendre d’armées des pays étrangers ou d’autres organisations pour défendre le pays et assurer sa sécurité. C’est une aberration totale. La solution réside dans la formation d’une armée solide, forte, efficace et dissuasive. Aussi longtemps que notre pays ne prendra pas cette décision, il ne jouera aucun rôle important dans l’avenir de la région d’Afrique centrale et dans le continent, voire dans le monde. Notre pays est riche et immense pour le confier continuellement à des mains inexpertes et à des armées étrangères. Il doit devenir le pôle qui attire les autres pays, à l’instar de l’Afrique du Sud en Afrique australe, du Nigeria en Afrique de l’Ouest et du Kenya en Afrique de l’Est. Jusqu’à présent, la RD Congo ne joue pas un rôle positif à cause de la mauvaise gouvernance qui ne s’ouvre pas aux décideurs compétents et aux experts.

L’aspiration au changement est non seulement inévitable mais en plus irréversible. Les approches fonctionnalistes ne conviennent pas à l’étude de la RD Congo ; notre pays et la région d’Afrique centrale doivent être examinés dans l’optique d’un changement allant vers la dynamisation de l’intégration régionale.

Sans une armée continentale dissuasive, l’Afrique ne saura pas faire face aux ambitions des grandes puissances prédatrices prêtes à importer des quantités massives de matières premières pour répondre aux besoins immenses et immédiats de leur développement. Dès les moindres entraves aux ressources de base, elles ouvriront certainement le feu parce qu’elles ont la gâchette facile. S’enrichir par la force fait partie de leur ADN. Lorsque la question de la rareté des ressources minérales se posera, la guerre entre les nations reviendra. Avec quelles armes les pays africains se défendront-ils ? Pensons-nous constamment à cela ? Or, de tous les pays, la RD Congo est celui qui est plus exposée à la convoitise étrangère à cause de ses ressources incommensurables non défendues par une armée efficace dissuasive. D’où la nécessité et l’urgence de donner des moyens à notre armée et une formation militaire de qualité à la hauteur des attentes des citoyens et du continent. Propos recueillis par Kléber KUNGU

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