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Pour le Gouvernement, « c’est techniquement impossible »
* « Prélever des organes nécessite un plateau technique et une expertise certaine. A cela s’ajoutent les conditions de conservation et de transport « , explique le vice-ministre de la Santé, du reste médecin.
« Un trafic d’organes demande une infrastructure. Non seulement il faut avoir des infrastructures, il faut aussi avoir des gens expérimentés pour prélever les organes mais aussi les conditions de conservation et de transport. Et il faut savoir que ces organes qui sont prélevés ont une vie limitée (…) Pour retirer un organe, ce sont des chirurgiens et des équipes entraînées. Et ça ne prend pas moins de 12 heures. Les gens ne savent pas de quoi ils parlent », a souligné le vice-ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention, le Dr Serge Olene Obe a Nzem. Il s’exprimait hier lundi 10 juillet au cours d’un briefing presse qu’il a co-animé avec Le Vice-Premier ministre de l’Intérieurn Sécurité et Affaires coutumières, Peter Kazadi, et le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Le Dr Olene affirme que toutes les dispositions sont prises dans la sécurité médicale à Kinshasa surtout à l’approche des IXèmes Jeux de la Francophonie prévus du 28 juillet au 6 août .
Le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, Peter Kazadi, assure les Congolais sur des mesures prises par le gouvernement pour lutter contre l’insécurité qui mine la capitale où la psychose s’est emparée de la population suite au banditisme urbain appelé Kuluna, au kidnapping et à la milice « Mobondo« , ainsi qu’ au supposé phénomène de trafic d’organes humains. Le gouvernement s’emploie à restaurer l’autorité de l’Etat. A preuve, souligne le VPM Kazadi, l’arrestation de plusieurs Kuluna récemment présentés à la population.
« Les résultats sont là. Nous sommes en train de faire sentir l’autorité de l’État puisqu’il reste au-dessus de tout le monde, personne ne peut le défier indéfiniment. Nous continuons ce travail, et je pense que d’ici là, puisque nous allons intensifier les actions, nous avons d’abord cibler Kinshasa comme la ville test pour voir l’efficacité des méthodes que nous appliquons, et après quelques jours, nous allons étendre dans nos provinces partout où il y a l’insécurité afin que nous puissions juguler cette situation qui nous frappe tous puisque l’insécurité peut frapper tout le monde« , s’est exprimé Peter Kazadi.
Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya rappelle, quant à lui, la détermination du gouvernement dans la lutte contre le banditisme urbain.
« Vous avez tous suivi avec nous le procès qui a été organisé il y a quelques jours, parce que vous savez, le Premier ministre est encore revenu au conseil des ministres sur la nécessité pour le gouvernement de travailler notamment avec les provinces pour lutter contre le banditisme urbain. Et à Kinshasa, nous avons assisté ces derniers jours à des coups de filet. D’abord ces milliers de Kuluna qui ont été arrêtés, présentés au stade des Martyrs, et ensuite vous avez vu qu’on a arrêté ceux qu’on a présentés comme responsables des cas de kidnapping. À Kinshasa, il y a eu un procès et des condamnations. Et la plupart ont été condamnés à perpétuité. Toutes ces choses sont faites sous la supervision du Vice-Premier ministre, ministre de l’intérieur, Sécurité et Affaires coutumières« , a dit Patrick Muyaya.
L’occasion pour le ministre de la Communication et Médias de rassurer également sur la sécurité des athlètes à l’approche des IXèmes Jeux de la Francophonie.
« Les infrastructures destinées à accueillir les compétitions sportives ont été apprêtées. Les derniers coups de balai sont en cours mais il y a des dispositions qui sont prises aussi au niveau sécuritaire pour assurer la sécurité des athlètes durant la compétition et de toutes les délégations qui vont arriver. On les attend par milliers. Et vous savez aussi que la santé est une des préoccupations principales qui concerne l’organisation de ces jeux parce qu’il est question de s’assurer que les athlètes qui viendront, en cas d’urgence, quelles sont les mesures qui sont prises« . Didier KEBONGO