Dernière minute
Société
"La patience ne connaît pas le temps" est le second message que nous avons découvert sur un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter (voir celui de droite). C'est un proverbe sénégalais.
Cette expression signifie que la vraie patience s'affranchit de l'obsession de la montre et de l'urgence, car…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans le cadre du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, la coopération dans le secteur de la santé entre la Fédération de Russie et la RDC connait un renforcement. Avec la signature, le…
Étranger
Il faut lutter contre la contrebande et investir dans les routes de desserte agricole
Pour tirer pleinement profit de l'accès préférentiel au marché chinois, la RDC doit renforcer le…
Nation
L’Assemblée nationale a déclaré recevable le projet de loi portant reddition des comptes exercice 2025, présenté par le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, au…
Peuple congolais, quelles leçons avons-nous tirées des élections passées ?
1. Le Comité Laïc de Coordination est profondément peiné de constater que le people congolais n’a pas tiré des leçons de l’expérience des élections passées.
2. Tout en déplorant les conclusions peu satisfaisantes des premières concertations des confessions religieuses sur la désignation du Président de la CENI, le CLC constate avec stupéfaction que cette insatisfaction ait pu aboutir à la profanation des églises et des objets du culte par des actes de vandalisme et des insultes les plus obscènes proférées à l’endroit de l’Archevêque métropolitain de Kinshasa, Son Eminence le Cardinal Fridolin Ambongo.
3. Ces comportements, indignes de notre people, sont intolérables et appellent enquêtes et sanctions des coupables. Le CLC les condamne de la manière la plus ferme et espère qu’ils ne se reproduiront plus jamais. Car, en démocratie, on ne peut contraindre quiconque à souscrire à un accord, à coup de menaces, d’intimidations ou d’injures. Il revient plutôt au people congolais d’aider l’équipe des confessions religieuses à sortir de l’impasse.
4. A ce propos, le CLC considère que la présidence de la CENI ne peut être l’otage de deux candidatures, malgré leurs pertinences intrinsèques. Aussi, préconise-t-il que les confessions religieuses reviennent à la table de négociation pour statuer sur d’autres candidatures. La RDC dispose, en effet, de bien d’autres experts de haut niveau en matière électorale. L’enjeu revient à choisir celui qui présenterait un maximum de garantie de probité morale, d’impartialité et d’indépendance à l’égard des forces politiques, toutes tendances confondues.
5. Le CLC rappelle également, avec insistance, qu’à l’heure actuelle, la cohésion nationale constitue le bien le plus précieux pour la Nation toute entière. Il est donc impérieux d’éviter d’attiser le feu de la division par des tensions de n’importe quelle nature. Car, au moment où des veillées d’armes s’organisent dans des états-majors politiques et tribaux, la Covid-19 poursuit de manière insidieuse ses ravages meurtriers, alors que les violences à l’Est demeurent persistantes et qu’un front social pointe à l’horizon, menaçant la quiétude générale.
6. En souvenir de Son Eminence le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya dont la mémoire est encore fraiche, le CLC invite fermement toutes les forces politiques et sociales de la République à se ressaisir. A défaut, le CLC sera en devoir de prendre ses responsabilités.
Fait à Kinshasa, le 2 août 2021.
POUR LE COMITE LAIC DE COORDINATION
Prof. Gertrude Ekombe Prof. Isidore Ndaywel Prof. Justin Okana
Julien Lukengu Franklin Mbokolo