Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Forum national de capitalisation des initiatives de paix des femmes en République démocratique du Congo (RDC) se tient à Kinshasa du 20 au 21 octobre 2026 sous le thème " Pour une…
Étranger
Mobilisation des producteurs, structuration des filières et respect des normes internationales : l’Agence nationale de promotion des exportations veut transformer le potentiel agricole de la RDC…
Nation
En Ituri, le mauvais état des routes rend parfois difficile la lutte contre la maladie à virus Ebola et complique le transport des malades vers les centres de traitement d'Ebola (CTE) ainsi que l'…
Pas de tabula rasa par principe
La séquence » remise et reprise » finie, place au travail pour nos 57 guerriers ! Le chrono est en marche en même temps que le compte à rebours. Normal pour un gouvernement sevré d’état de grâce.
Une équipe qui n’a pas le temps comme allié. Déjà 2021 est délesté de son bon tiers. Il ne reste plus que 8 mois. Et ce sera 2012, l’avant-dernière année du quinquennat. C’est dire.
Les ministres Union sacrée- en commençant par le premier d’entre eux -seraient donc inspirés de ne pas sacrifier au rituel nihiliste bien de chez nous. A savoir cette pratique qui consiste à faire table rase du passé et tenter ainsi de tout réinventer. Y compris la roue ! Ce, au mépris du sacro-saint principe de la continuité de l’Etat.
A se demander même à quoi sert la cérémonie de passation de pouvoir avec force caméras si le nouveau venu déconsidère tout le travail de son prédécesseur. Même l’actif !
Cette manière de jeter le bébé avec l’eau du bain fait que l’œuvre gouvernementale ressemble au fameux Mythe de Sisyphe du philosophe existentialiste -libertaire- Albert Camus. C’est l’histoire de Sisyphe qui est condamné à pousser un rocher jusqu’au sommet d’une montagne. Arrivé à la cime, cette pierre retombe naturellement. Et le pauvre Sisyphe recommence le même exercice ad vitam aeternam.
En jargon kinois, ce » faire du sur place » s’appelle » ko rond-point « . Tel est le cas dans nombre de cabinets ministériels. Y compris au sommet du Gouvernement !
Comme les warriors ont l’obligation de gagner sinon la guerre, du moins le combat, il importe d’une part qu’ils prolongent ceux des axes positifs du Gouvernement précédent. Et que d’autre part, ils s’appuient sur la technicité des hauts fonctionnaires pour une bonne maîtrise des dossiers. Cela suppose que l’on mette enfin un terme à l’émasculation suicidaire de l’administration publique.
José NAWEJ