Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Forum national de capitalisation des initiatives de paix des femmes en République démocratique du Congo (RDC) se tient à Kinshasa du 20 au 21 octobre 2026 sous le thème " Pour une…
Étranger
Mobilisation des producteurs, structuration des filières et respect des normes internationales : l’Agence nationale de promotion des exportations veut transformer le potentiel agricole de la RDC…
Nation
En Ituri, le mauvais état des routes rend parfois difficile la lutte contre la maladie à virus Ebola et complique le transport des malades vers les centres de traitement d'Ebola (CTE) ainsi que l'…
Pas de performance avec une justice pauvre
A la clinique du Centre Financier de Kinshasa, « la justice congolaise passe au crible du « corps médical » de la République. Etalée sur le brancard du pavillon réservé aux patients alités, elle est l’objet de diagnostics des « médecins de tout acabit« .
Chacun, après examen de labo, tâche de prescrire sa thérapie pour aider la Justice congolaise à guérir de ses nombreuses pathologies. Juristes, politiques, chefs des confessions religieuses, acteurs de la Société civile, opérateurs économiques, artistes … se relayent pour présenter, voire confronter, les résultats du diagnostic, avant de proposer les remèdes et traitement à administrer.
Les violons sont loin de s’accorder sur la thérapie miracle. Des bras de fer opposent parfois des toges noires qui, pour la circonstance, ont revêtu des blouses blanches.
Intervenant ex cathedra, le porte-parole des Evêques catholiques du Congo, moulé, lui, dans sa soutane blanche, juge l’occasion propice pour suggérer « sa méthode cathartique », censée agir comme un purgatif puissant. Conscient que la justice congolaise est malade, Mgr Donatien Nshole tâche de faire comprendre qu’avec une justice pauvre, il est difficile de faire des performances.
L’Etat congolais devrait, selon le clergé catholique, mettre des moyens conséquents pour permettre à ceux qui disent la loi d’être à l’abri de toute corruption et pouvoir ainsi préserver leur moralité.
Yves KALIKAT