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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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Massacre à répétition dans l’Est, chamailleries politiciennes à Kinshasa
RDC, pays de tous les contrastes et de toutes les démesures. Pas de trêve électorale dans l’Est. Bien au contraire.
Encore et toujours des massacres. Des morts par dizaines. Voire par centaines. Un calvaire à huis clos. A mille lieues des caméras désormais principalement braquées sur le Moyen-Orient. Et déjà désormais accessoirement sur le conflit Russie-Ukraine.
Un parfum de hiérarchie victimaire ? Assurément. La sempiternelle crise dans l’Est de la RDC rétrogradée au rang de conflits oubliés. Ou presque. Juste un service minimum de la part des plénipotentiaires de grandes puissances. Du blabla enveloppé dans la langue de bois diplomatique. Du déjà vu et du déjà entendu.
Pas d’échos non plus à la hauteur du drame à Kinshasa. Dans la capitale, les pleurs continus venant de l’Est sont couverts par le vacarme résultant des chamailleries entre acteurs politiques. Absorbés qu’ils sont par la polémique ubuesque, hors-sol et, pour tout dire, anachronique sur le faciès ou les origines supposément étrangères de certains candidats. Et pas un seul mot sur la capacité des prétendants au top job à répondre aux vrais défis existentiels du pays.
On en oublie même que des pans non négligeables du territoire national échappent à l’autorité de l’Etat central.
On en oublie ensuite que suite au précédent une balkanisation de fait se fait jour au niveau de nombre des villes et cités frontalières en raison de l’absence ou du déficit d’articulation de l’économie. On en oublie même que ces chamailleries politiciennes à n’en point finir font perdre aux Congolais le temps nécessaire à consacrer à la normalisation de leur pays.
On en oublie enfin que le l’Afrique et le vaste monde ne passeront pas leur temps à attendre infiniment que les Congolais fassent leur compromis historique en s’accordant sur l’essentiel. Plus d’un quart de siècle à faire du sur place. Or, c’est archi-connu, qui n’avance pas recule. José NAWEJ