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Massacre de Moba : l'armée dément catégoriquement les allégations de 318 morts
Une vive polémique s'est installée ces dernières heures autour d'une information alarmante faisant état de 318 personnes tuées dans la nuit du 14 au 15 juin dans le territoire de Moba, province du Tanganyika, chiffre communiqué par Vital Kamerhe lors de la plénière de l'Assemblée nationale du 15 juin. Face à cette rumeur largement relayée sur les réseaux sociaux et certains médias, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont tenu à rétablir la vérité.
Dans une mise au point officielle, le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, a formellement démenti cette information qu'il qualifie de "fausse et dénuée de tout fondement".
"Les forces armées de la République démocratique du Congo ont suivi, comme tout le monde, cette information faisant état de 318 morts dans le territoire de Moba. Nous informons l'opinion nationale et internationale qu'aucun massacre d'une telle ampleur n'a eu lieu cette nuit-là dans cette partie du pays", a précisé le général Ekenge dans son communiqué.
Il a rappelé qu'au cours des récents bilans sécuritaires dressés dans la région, la société civile locale avait plutôt signalé l'activisme récurrent du groupe armé Mutono, responsable d'une dizaine de morts depuis 2024 au sein du groupement Maseba, dans la chefferie de Kansabala.
Grâce à la vigilance des autorités locales et sous la coordination du gouverneur de province, l'administrateur de Moba a, selon l'armée, géré la situation avec sang-froid et professionnalisme, évitant toute escalade de violence. Les FARDC assurent que le calme est revenu dans cette zone et que les forces de défense restent déployées pour protéger les populations civiles.
Un appel à la vigilance
Le général-major Ekenge a saisi l'occasion pour dénoncer fermement ce qu'il qualifie de "désinformation, manipulation et intoxication orchestrées par des personnes mal intentionnées" visant à fragiliser les institutions et à instrumentaliser l'opinion publique à des fins politiques.
Les FARDC appellent donc la population à la vigilance et invitent les médias à plus de responsabilité dans le traitement des informations sensibles liées à la sécurité nationale.
En attendant, la vigilance demeure de mise à Moba comme dans d'autres zones affectées par l'activisme des groupes armés, où les forces loyalistes poursuivent leurs opérations de sécurisation.
Jérémie ASOKO