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Martin Biaya appelle les architectes à la prise de conscience collective dans le domaine de l’habitat
Architecte congolais, Martin Biaya appelle ses pairs à l’unisson afin d’affronter les enjeux de l’heure dans le secteur de l’habitat. Abordé en marge de la journée internationale de l’Habitat, célébrée le 3 octobre dernier, il estime qu’avec l’urbanisation croissante, il est temps de penser à la « périurbanisation« . Dans une interview accordée à « Forum des As », ce membre de l’Association pour la promotion de la Métrologie et de la Normalisation (APROMEN) prône la prise de conscience collective à tous les niveaux et particulièrement dans le domaine de l’habitat.
Le monde a commémoré le 3 octobre dernier la journée internationale de l’Habitat. Au niveau national, l’accent était mis sur le sous-thème: « l’habitat décent pour tous« . Que vous inspire ce sous-thème?
Chaque année, le monde célèbre cette journée basée sur l’habitat afin de faire un état des lieux sur les établissements humains (dont nous sommes les concepteurs) et en donner davantage des solutions durables.
Notre pays, la RDC, par le biais du ministère de l’Urbanisme et Habitat, en collaboration avec l’Ordre national des architectes (ONA) a célébré cette journée sous le sous-thème: « Habitat décent pour tous« . Ceci nous inspire et nous interpelle en même temps sur plusieurs choses que nous devons promouvoir dans le respect des normes. Il s’agit de faire une consciente planification urbaine qui prend en compte toutes les classes sociales de notre pays. Penser un logement décent, c’est aussi offrir un environnement qui répond à quelques fonctions fondamentales d’une agglomération. C’est penser autrement la mobilité urbaine en créant des noeuds et des pôles d’attractions afin d’équilibrer les activités urbaines. Nous rappelons ici que les autorités compétentes devront faire appel aux experts dans les différents domaines afin de réfléchir sur la périurbanisation, car nul n’ignore le niveau de saturation de plusieurs espaces urbains de notre pays avec la prolifération des taudis.
Les architectes congolais se plaignent régulièrement d’être marginalisés lors des attributions des marchés de construction. Ces plaintes sont-elles toujours fondées ?
Les architectes congolais ne se plaignent pas. Mais, il faut rappeler qu’ils revendiquent leurs droits. Ces derniers souhaitent que la procédure d’octroi des différents marchés publics se passe selon les textes constitutionnels de notre pays. Qu’il y ait plus de transparence durant toutes les étapes… Nous, architectes congolais, luttons contre la corruption dans notre profession afin de promouvoir l’excellence.
Face à cette « discrimination » dont votre coorporation est victime, quelles solutions préconisez-vous pour que les architectes soient revalorisés ?
Mon souhait actuellement est de voir tous les architectes unis pour affronter les enjeux de l’heure dans notre secteur. C’est en étant unis et en ayant un seul objectif que nous bâtirons durablement notre nation.
On assiste de plus en plus à l’écroulement des immeubles dans la ville de Kinshasa. Est-ce l’effet des architectes amateurs ou plutôt la négligence des propriétaires des concessions qui refusent de recourir aux architectes attitrés, jugés trop coûteux?
Nous assistons de plus en plus à ce phénomène d’écroulement des immeubles dans notre pays. Et nous nous en préoccupons en tant qu’experts chaque jour, afin de réduire au maximum les dégâts dont la plupart sont meurtriers. Nous devons rappeler à tout le monde que dans l’acte de construire, il y’a plusieurs intervenants dont l’architecte est le maître d’œuvre et qui est appelé à collaborer avec plusieurs autres experts de différents domaines pour un bon aboutissement du projet d’architecture. Et chacun devra répondre correctement sous la coordination de l’architecte, Maître d’œuvre.
De par ce qui précède, nous pouvons avoir plusieurs hypothèses pour en déterminer les faiblesses pour chaque projet qui n’a pas abouti.
Au-delà du travail fondamental de faire fonctionner les bâtiments, de les embellir, il y a lieu de rappeler que la dimension structurelle doit être impérativement prise en compte.
Il faut aussi que le ministère de l’Urbanisme et Habitat fasse correctement son travail, via ses services attitrés, avec des experts qualifiés dans chaque opération d’octroi du permis de construire, même pendant l’exécution des travaux. Pour conclure, j’en appelle à la prise de conscience collective à tous les niveaux et particulièrement dans le domaine de l’habitat. Propos recueillis par Dina BUHAKE