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L’Ucofem recommande aux médias la mise en place d’un Bureau de parité
32 % des femmes ont été citées comme porte-paroles contre 68% pour les hommes ; 8% des femmes spécialistes ont été enregistrés pendant le suivi de tous les médias sélectionnés contre 92% pour les hommes, concernant le volet monitorage du contenu médiatique et représentation des sexes.
C’est l’un des résultats de l’étude sur l’image de la femme dans les médias congolais, réalisée et présentée par l’Union Congolaise des Femmes des Médias (Ucofem) avec l’appui du Gouvernement Canadien, de l’Unesco, de JDH et de la Suède. Concernant la proportion des femmes et des hommes qui occupent de postes de dirigeant au sein de différents services des médias enquêtés, Il ressort que sur l’ensemble des médias suivis, 124 hommes soit 68% contre 59 femmes soit 32% occupent les postes des dirigeants au sein de ces structures. Suivant la répartition par secteur médiatique, 25 hommes soit 76% assument les responsabilités au poste de directeur général dont 10 hommes soit 40 % au sein des chaines de télévision, 4 hommes soit 16% œuvrent à ces postes au sein des radios, 7 hommes soit 28% au sein des entreprises de presse écrite et enfin 4 hommes soit 16%.
Par ailleurs, 59 femmes soit 32 % assument le poste de directrice générale dont 3 femmes soit 37,5% au sein des chaines de télévision ; 2 femmes soit 25% œuvrent au sein des radios, 2 femmes soit 25% dans les entreprises de presse-écrite et enfin 1 femme soit 12,5%. Il convient de souligner à ce stade que le taux de la représentativité de la femme est disproportionnelle à celle des hommes avec un écart de 36%.
Au regard des résultats obtenus par cette étude, la responsable de l’Ucofem a déploré la sous-représentativité des femmes dans les médias, des stéréotypes, des jugements et des discriminations dont elles sont souvent victimes. Au regard des résultats obtenus par cette étude, la responsable de l’Ucofem a déploré la sous-représentativité des femmes dans les médias, des stéréotypes, des jugements et des discriminations dont elles sont souvent victimes.
Selon la directrice exécutive de l’Ucofem, cette enquête a été réalisée du 1er au 14 novembre 2022 et a ciblé 31 médias sélectionnés comme échantillons à Kinshasa, afin d’évaluer le progrès réalisé sur le concept genre dans les médias et de trouver la place de la femme dans les contenus médiatiques.
Rose Masala a déclaré que ce rapport constitue un instrument important qui facilitera la révision, par les médias congolais, du niveau d’intégration du genre et de la prise en compte du leadership de la femme, tant sur le plan institutionnel que dans le contenu des informations diffusées. Elle n’a pas manqué de souligner que cette étude a été menée avec beaucoup de rigueurs et de sérieux en vue de comprendre le traitement que reçoit la gente féminine dans différentes rédactions.
Recommandations
Plusieurs recommandations ont été formulées au terme de cette étude et à tous les niveaux. Aux médias, l’Ucofem recommande la mise en place d’un Bureau de parité pour contribuer à l’intégration de la dimension genre dans le travail quotidien dans tous les domaines et à tous les niveaux afin de parvenir à l’égalité entre l’homme et la femme ; plus d’engagement dans l’amélioration de l’image de la femme dans les contenus médiatiques et la remise d’une récompense aux médias qui fournissent des efforts quant au respect de la prise en compte du genre, ainsi que la consultation sur son site de FERES, répertoire des femmes ressources. Aux formateurs des professionnels des médias d’appliquer les programmes de formation sur le genre.
Enfin, les partenaires de l’Ucofem, le Représentant de l’Unesco, de JDH, de la Suède, des ministères du Genre et de la communication ont salué la qualité de cette étude avant d’encourager toutes les parties prenantes à travailler ensemble pour promouvoir cette égalité pour une société juste et équitable.
Mathy MUSAU