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Londres : la diaspora célèbre la femme congolaise
A l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme commémorée le 8 mars, l’ambassade de la République démocratique du Congo (RDC) au Royaume-Uni a organisé le 9 mars 2024 diverses activités pour commémorer cette journée. Plus d’une centaine de Congolais se sont retrouvés à l’Hôtel Dorchester au centre de Londres pour cet événement.
La diaspora congolaise a tenu à commémorer la journée internationale des droits des femmes. Pour préparer cette journée, l’Ambassade, à travers la Section culturelle, a mis en place un comité de coordination composé de représentants de la communauté notamment l’aumônerie catholique du Royaume-Uni, la Pastorale congolaise du Royaume-Uni (PACORU), la Dynamique congolaise au Royaume-Uni (DC-UK), Congolese Community in the UK (CC-UK).
Un programme à la fois sobre et solennel
En raison de la guerre d’agression en RDC et de ses conséquences humanitaires désastreuses, le programme de la journée était à la fois sobre et solennel dans sa forme et dans son fond. Deux panels de cinq femmes chacun ont présenté leur expérience d’entrepreneuriat dans le domaine économique, social ou culturel.
Parmi les panelistes figuraient entre autres Noella Coursaris, Top model et Présidente de la Fondation Malaika, Joyce Alexander Furaha, entrepreneure et fondatrice de Ngai pe, Kiameso Sadi qui a implanté au Royaume-Uni une unité semi-industrielle de production de chikwangues, Patricia Timuni, une consultante dans les affaires, Marie-France Limbaya, directrice de KS3 dans une école secondaire à Londres et fondatrice de la plateforme Women Shapping History. En plus des questions liées à l’entrepreneuriat des femmes, les discussions ont aussi porté sur l’éducation des filles aussi bien en RDC qu’au Royaume-Uni et sur certaines questions d’intégration affectant la communauté congolaise au Royaume-Uni.
Hommage aux femmes qui se sont distinguées
Conformément au thème spécifique retenu pour la journée du 8 mars 2024 à savoir: «Investir dans la femme, accélérer le rythme». Un hommage a été rendu à des femmes de la diaspora congolaise au Royaume-Uni qui ont soit brillé dans leur domaine d’expertise soit contribué et/ou contribuent de façon remarquable à la communauté congolaise au Royaume-Uni ou au pays en général.
Parmi les heureuses recipiendaires, il y avait Dr.Kayembe, recteur de l’Université d’Edinburgh, Jessica Inaba, la première britannique noire et aveugle à rejoindre le barreau de Londres, Sandra Wolo, présidente de l’Association panafricaine des dyslexiques adultes, Noella Coursaris Musunka, mannequin dont l’école Malaika en RDC est un exemple panafricain d’éducation des filles, X.Kitambala, avocate qui s’impose dans l’un des cabinets les plus prestigieux de Londres. L’Ambassadeur de la RDC au Royaume-Uni, Ndolamb Ngokwey, n’a pas tari d’éloges à l’endroit de Congolaises de la diapora qui se sont distingués dans rel ou tel autre domaine. «C’est un insigne honneur et une fierté personnelle de reconnaître ces mamans, sœurs et filles qui, avec leurs propres moyens et efforts et généralement sans le soutien de l’Etat, ont pu accomplir ce qu’elles ont accompli. Non seulement, bakweyisi bendele te, mais ba tomboli yango», a souligné le diplomate Rd-congolais. Celui-ci note que «par ces modestes trophées, nous tenons non seulement à saluer l’œuvre de ces mamans et de leur dire que la Nation leur est reconnaissante, mais nous voulons aussi planter une graine dans l’esprit et le cœur des jeunes générations pour leur montrer des modèles féminins remarquables pour leur propre inspiration».
Un repas sous le son de la musique gospel
Pour boucler la boucle, la journée s’est terminée par un partage convivial de repas sous le son de la musique gospel, en raison de la sobriété nécessaire au regard de la situation dans l’Est du pays et de son cortège de détresse humaine.
Pour Raïssa de la Parcouru, «une telle initiative qui réunit tous les courants de notre communauté est à féliciter et à encourager». «Je suis venue de loin. Je ne pouvais pas manquer une telle occasion, la première du genre. Si l’hôtel n’avait pas interdit la nourriture extérieure, j’allais apporter des kwanga (chikwangues, en kikongo) de mon unité de production», a fait savoir Evelyne de l’aumônerie catholique. Pour sa part, Nathalie Nyembo l’une de panelistes de la soirée s’est dit satisfaite de l’opportunité de rencontrer tant de sœurs qu’elle ne connaissait pas et qui sont actives, dynamiques et brillantes dans divers domaines de la vie des affaires ou des organisations charitables au Royaume-Uni et en RDC.
Mbangu MAMIYOUND