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L’OIT organise la 5ème conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants
Le ministre sud-africain de l’Emploi et du Travail, Thulas Nxesi, a au cours d’une conférence de presse virtuelle, lancé en collaboration avec l’Organisation internationale du travail (OIT), la 5ème Conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants, qui se tiendra du 15 au 20 mai en Afrique du Sud pour aider à trouver des solutions en vue de l’élimination du travail des enfants. Pour le ministre sud-africain, «le moment est donc opportun pour la communauté mondiale de converger sur le sol africain pour trouver des solutions qui aideront notre continent, en particulier, à faire face à la prévalence la plus élevée signalée et au plus grand nombre d’enfants qui travaillent».
Il est prévu que le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa procède à l’ouverture de cette conférence qui se tiendra au Inkosi Albert Luthuli International Convention Center (ICC) à Durban, dans la province du KwaZulu-Natal. Il partagera la scène avec le président de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et président de la République du Malawi Lazarus McCarthy Chakwera, le directeur général de l’OIT Guy Ryder et le président argentin Alberto Ángel Fernández Pérez (virtuel).
Selon le ministre sud-africain du Travail, la conférence va réunir des mandants de l’OIT, des organisations internationales et régionales, des organisations de la société civile, des instituts de recherche, des fondations, des experts individuels et des lauréats du prix Nobel.
Selon l’OIT, plus de 160 millions d’enfants travaillent encore dans le monde. Plus d’un tiers d’entre eux ne sont pas scolarisés. L’agriculture serait le secteur qui représente la plus grande part du travail des enfants dans le monde. La 5e Conférence mondiale sur l’abolition du travail des enfants se déroulera dans un contexte de la pandémie de COVID-19 qui menace d’inverser des années de progrès. Plus de 4 000 délégués dont la moitié assisteront en personne pour discuter de bonnes pratiques, identifier les lacunes et les mesures urgentes nécessaires pour aider les enfants qui travaillent.
La conférence de l’OIT est conforme à la cible 8.7 du développement durable (ODD) et au Programme international pour l’abolition du travail des enfants (IPEC) qui se concentre sur l’élimination du travail des enfants sous toutes ses formes d’ici 2025 et l’éradication du travail forcé et de l’esclavage moderne et la traite des êtres humains d’ici 2030.
L’OIT décrit le terme « travail des enfants » comme un travail qui prive les enfants de leur enfance, de leur potentiel et de leur dignité, et qui nuit au développement physique et mental. Il fait référence au travail qui : est mentalement, physiquement, socialement ou moralement dangereux et nocif pour les enfants ; et/ou interfère avec leur scolarité.
La conférence va se concentrer sur des sujets thématiques liés à : l’éducation, les crises et le changement climatique, la protection sociale, l’emploi des jeunes, le financement, l’agriculture, la chaîne d’approvisionnement et les inégalités.
Le directeur de l’OIT en Afrique du Sud a indiqué : « l’Afrique du sud supportait le lourd fardeau du travail des enfants dans le monde et que la conférence devait proposer des solutions pour traiter les principaux moteurs. La conférence débouchera sur l’adoption de l’appel à l’action de Durban. L’appel à l’action de Durban sur l’élimination du travail des enfants vise à forger un engagement renouvelé et accéléré entre les gouvernements et les autres parties prenantes en faveur de l’élimination du travail des enfants d’ici 2025. Mathy MUSAU