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A l’occasion du 65ème anniversaire de la paroisse St Sacrement : Le Cardinal Fridolin Ambongo met en garde les Congolais contre la balkanisation du pays
La paroisse Saint Sacrement de Binza Delvaux dans la commune de Ngaliema, vient de commémorer le 65ème anniversaire de sa création. A cette occasion, l’Archevêque métropolitain de Kinshasa, le Cardinal Fridolin Ambongo a, dans son homélie, mis en garde les Congolais contre leur insouciance face au danger de la balkanisation qui guette leur pays. Cette commémoration, qui a coïncidé avec la fête de l’Epiphanie de Jésus-Christ, a permis au prélat de fustiger le comportement de ses compatriotes qui, contrairement aux Rois Mages qui ont été guidés par l’étoile brillante vers Bethléem, vivent dans les ténèbres pour avoir perdu leur étoile.
Le Cardinal Ambongo en veut pour preuve le fait que le pays est menacé de balkanisation de l’Est à l’Ouest. Et pourtant, les Congolais continuent à se comporter comme si de rien n’était.
Dans l’Est, certains coins de la province du Nord-Kivu échappent, depuis plusieurs mois, au contrôle du pouvoir de Kinshasa, fait remarquer le prélat catholique. Là, ce sont les insurgés du M23, appuyés par l’armée rwandaise qui font la loi. Ils y ont installé leur propre administration où ils perçoivent des taxes qu’ils gèrent à leur guise. Même s’il ne l’a pas dit ouvertement, le Cardinal Ambongo est d’avis qu’il s’agit là du début de la balkanisation.
Dans l’Ouest, dans le territoire de Kwamouth, précisément à Masembio, à plus ou moins 200 kms de Kinshasa, les hors-la-loi appelés « Mobondo » tuent et pillent, jetant cette partie du territoire national dans une insécurité totale. Les passagers qui empruntent la route Mongata-Bandundu ville ne se sentent pas non plus à l’aise durant leur voyage.
Face à cette menace de l’implosion du pays, le Cardinal Ambongo est sidéré de constater qu’au lieu de concentrer leurs réflexions sur les voies et moyens de mettre hors d’état de nuire les ennemis de la République, les Congolais se complaisent dans la mondanité.
Aux dires de l’Archevêque métropolitain de Kinshasa, les Congolais, se considérant pour la plupart comme des chrétiens, auraient dû profiter de la fête de Noël et surtout de la manifestation de Jésus-Christ au monde pour changer la direction de leur vie, comme l’ont fait les Rois Mages, pour éviter qu’Hérode n’aille tuer le nouveau Roi né à Bethléem. Mais, tel n’est pas le cas.
C’est pourquoi, Fridolin Ambongo n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour appeler les Congolais à sortir de leur médiocrité. « Car, estime-t-il, notre comportement collectif ne rime pas avec l’excellence ».
Le n°1 de l’Eglise catholique romaine à Kinshasa n’a–t-il pas raison de rappeler à la raison ses compatriotes lorsqu’on observe la manière de vivre des Congolais surtout ceux de Kinshasa qui envahissent les débits de boisson disséminés sur des voies publiques de la ville ?
Changer de comportement
« Comment est-il possible que des gens qui se déclarent patriotes peuvent-ils vivre dans une telle inconscience alors que leur pays brûle de toutes parts ? », s’interroge le Cardinal Ambongo.
En tout état de cause, l’Archevêque ne s’est pas laissé tomber dans le défaitisme. Il a invité, avec insistance, ses compatriotes à changer véritablement de comportement pour porter haut l’étendard de leur pays. Pour lui, le vrai changement doit se manifester à travers le mode de vie qui bannit les antivaleurs de toute nature.
Cette homélie de l’Archevêque métropolitain de Kinshasa tombe à point nommé, après les élections qui viennent d’avoir lieu. Quelles que soient les conclusions auxquelles vont aboutir les enquêtes de la CENI, il y aura des personnes qui seront proclamées comme élues.
Elles devront s’assumer devant l’histoire, car une chose est de gagner les élections, une autre est de répondre aux desiderata de la population. Dans le cas d’espèce, les Congolais souhaitent prioritairement la réunification de leur pays menacé de balkanisation. Muke MUKE