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Les bourgmestres invités à mettre fin aux mariages civils en dehors de maisons communales
Depuis quelques années, une pratique non légale s'est installée dans les communes de Kinshasa où les bourgmestres célèbrent les mariages civils en dehors de leurs bureaux. Ce sont des espaces des privés qui servent maintenant à l'accueil de ces cérémonies. Cette pratique a commencé dans quelques municipalités avant de s'étendre à toute la ville.
Qu'est-ce qui justifie ce changement de cadre ? Qui l'a autorisé ? Le gouverneur de la ville ou le ministre de l'Intérieur ? En principe, pour un mariage civil, le couple marié paie un montant à la commune. Ce fonds argent devrait être versé dans la caisse de la commune. Normalement, pour la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion, c'est dans le compte bancaire de la municipalité que ces fonds doivent être logés.
A voir la manière dont les communes sont gérées, il y a fort à parier que les recettes issues de ces cérémonies n'entrent pas dans la comptabilité de ces entités. D'ailleurs, le fait que les bourgmestres aient déplacé le cadre desdites manifestations en dit long.
Auparavant, les biens en nature notamment les chaises en plastique que les mariés apportaient, entraient dans le patrimoine de la municipalité. Mais avec le nouveau système en vigueur qui a banni les dons en nature, seuls les bourgmestres sont les bénéficiaires des espèces sonnantes et trébuchantes versées par les mariés.
Au regard de l'état d'insalubrité dans lequel se trouvent les communes de Kinshasa et de délabrement presque total des voies secondaires qui traversent ces entités, l'État ne doit pas laisser les bourgmestres utiliser à leur guise autant de recettes qu'ils perçoivent dans les mariages civils. Cette maffia doit cesser. Il faut qu'ils participent aux travaux d'assainissement et d'entretien routier de leurs entités.
Au lieu de tout laisser entre les mains du gouvernement central et, dans quelques cas à l'Hôtel de ville, ils doivent apporter leurs contributions. Ils ne manquent pas de moyens pour ce faire, si l'on doit prendre en compte les patentes qu'ils perçoivent auprès de petits opérateurs économiques informels qui pullulent les rues et avenues de la capitale.
Muke MUKE