Dernière minute
Société
"Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux." La leçon est là, rappelant à ceux qui s'impatientent pour si peu le dividende à tirer en étant patients. Le véhicule Mercedes Benz Sprinter nous aide encore à nous enseigner par cette citation.
…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Les autorités sanitaires ont fait le point lundi 28 septembre sur trois épidémies. L’Institut national de santé publique (INSP) a présidé une réunion de coordination. Ebola, le choléra et la…
Étranger
L'année 2026 marque le 50e anniversaire du décès du Premier ministre Zhou Enlai. En tant qu'éminent homme d'État et diplomate de la Chine nouvelle, le Premier ministre Zhou a accordé à l'Afrique…
Nation
(Chronique de Jacques Fumunzanza)
Arbres abattus, espaces verts grignotés : la capitale congolaise voit son patrimoine végétal reculer sous la poussée du béton. Du Boulevard du 30 juin à…
Les bâtisseurs redonnent peau neuve à l'avenue des Huileries
Déployés le long de l'avenue des Huileries depuis vendredi dernier, les bâtisseurs du Service National (SN) ont réussi à redonner peau neuve à cette artère principale de la commune de Lingwala. Moulés dans leurs salopettes bleues estampillées "SN", les bâtisseurs sont arrivés en un temps record à débarrasser cette avenue d'états d'immondices qui polluaient l'environnement et obstruaient le passage.
Un tour sur place hier mardi 29 septembre nous a permis de constater la métamorphose. Dès les premières heures de la journée, les Kinois qui fréquentent les abords de l'avenue des Huileries ont été émerveillés de voir ces jeunes en salopettes bleues à l'œuvre tout le long des trottoirs.
Brosse à la main, casquette bleue vissée sur le front, bottes jaunes aux pieds, ils s'adonnent à balayer bitumes et bétons envahis par d'épaisses couches de sable. Disciplinés, ordonnés, surveillés par des officiers militaires en tenue vert-caca, ils débarrassent la route de toutes immondices.
Toutes les ordures, ils les entassent en monticules sur le trottoir sablonneux, en attendant leur évacuation par des brouettes vertes marquées de l'inscription "SN" en jaune. Pour éviter qu'un incident vienne perturber la quiétude de ces jeunes de la task force assainissement en plein travail, quelques bâtisseurs, munis de chicottes épaisses, patrouillent le long de la zone ciblée.
Leur présence et surtout celle de la chicotte, dissuadent aussitôt les conducteurs véreux qui se gardent de se frayer un passage dans cette zone rouge à bord de leur véhicule ou moto. Même les piétons se gardent d'emprunter cette voie qui risquerait d'éveiller l'attention des bâtisseurs.
Des caniveaux, noirs de débris, nettoyés
Là-bas, sur les côtés, d'autres bâtisseurs s'attellent à curer les caniveaux, noirs de débris. Méthodiques, assidus, ils ont réussi, en trois jours environ, à réaliser ce que plusieurs services de salubrité publique consacraient des semaines, voire des mois, à déboucher, laissant très longtemps des montagnes d'immondices stagner autour des rigoles.
À 17 heures, lorsque nous sommes revenus pour faire la ronde sur l'avenue des Huileries, tous les monticules d'immondices accumulés dans la matinée ont disparu. L'eau coulait désormais aisément dans les caniveaux, et l'immense collection de bouteilles en plastique qui somnolait dans les rigoles a été emportée.
"Ces jeunes travaillent très bien. Quand ils passent, la saleté s'en va. Trois camions-bennes et un tracteur les aident à évacuer les montagnes d'immondices de jour comme de nuit. Et voilà maintenant que la route redevient spacieuse et propre, les parkings de motos sont respectés, les embouteillages s'amenuisent, la circulation s'avère fluide", commente un réparateur de pneus aux abords de l'INRB.
Des démolitions au "Wenze ya Lufungula"
Comme annoncé il y a plus d'un mois, des pans du marché "Wenze Lufungula", communément appelé "Wenze ya Essuie-mains", ont été détruits. Les bâtisseurs s'attellent à abattre des dizaines d'étalages en bois et en tôle qui freinent le passage des véhicules dans les avenues environnantes.
"Il y a près de deux mois, des émissaires du Service National venaient nous avertir pour que nous puissions évacuer nos marchandises le long de la place publique. Les récalcitrants en ont eu pour leur compte. Surtout ceux qui se cramponnaient à continuer à vendre à moins de 8 mètres en dessous des câbles de haute tension qui planent le long du marché Lufungula", nous souffle une vendeuse de portails métalliques, la soixantaine révolue.
Yves KALIKAT