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Le gouvernement invité à remplacer le 17 mai par une autre date
Le week-end dernier a été très long à cause de la fête du 17 mai dédiée aux forces armées de la RDC., journée fériée et payée en République démocratique du Congo. Au regard de l´histoire de notre pays de ces 30 dernières, faut-il encore continuer à célébrer cette date? Le 17 mai nous rappelle l´entrée triomphale des jeunes gens appelés "Kadogo", recrutés vaille que vaille par l´Alliance des forces démocratiques pour la libération(sic?) du Congo(AFDL), une nébuleuse montée de toutes pièces par feu Laurent-Désiré Kabila. Celui-ci a, bien avant son assassinat, qualifié ce mouvement de "conglomérat d´aventuriers". Ces propos prophétiques se sont concrétisés lorsque ses encombrants alliés se sont ligués contre lui.
Que nous le voulions ou pas, le 17 mai est avant tout une date qui symbolise la déchéance de la IIème République incarnée par la dictature du maréchal Mobutu. C´est la victoire d´un mouvement rebelle hétéroclite, dont la plupart des éléments étrangers auxquels feu Laurent-Désiré Kabila avait fait appel, avaient d´autres agenda que celui d'affranchir réellement l´ex Zaïre.
Pour mémoire, dès son entrée dans l´est du pays, ce mouvement avait annoncé ses vraies couleurs en assassinant l´Archevêque métropolitain de Bukavu, Mgr Christophe Munzihirwa. Ses positions tranchées contre ce conglomérat lui ont coûté chèrement la vie. Après Bukavu, les Kadogo ont continué leur sale besogne d´exterminer les Congolais résistants au niveau de Beni-Butembo. Là, c´est Ngandu Kisase, le bras droit de Laurent-Désiré Kabila qui a été sauvagement envoyé ad patres. Mbusa Nyamuisi Muvingi, le grand-frère de l´actuel, y a également trouvé la mort dans des circonstances non encore élucidées jusqu´à ce jour.
AFDL : MEURTRES, VOLS, PILLAGES, VIOLENCES
Dans leur progression vers Kinshasa, ces hors-la-loi d´une rébellion que les ex Zaïrois avaient naïvement adoptée, se sont distingués par des meurtres, vols, pillages violences et autres méfaits inqualifiables. Les analystes de la situation politique rd congolaise pensent que le plan machiavélique des alliés encombrants de LD Kabila était de l´éliminer physiquement avant d´atteindre Kinshasa, afin de placer un des leurs à la tête de l´AFDL pour diriger le pays et mettre en marche la balkanisation de la RDC. Mais, ils ont été pris de court par LD Kabila qui s´est aussitôt proclamé président de la République après la chute de la ville de Lubumbashi.
Par la suite, ils ont tenu à avoir sa peau pendant son bref mandat à la tête de la RDC par des simulacres d´accidents routiers. Ayant échoué par cette voie, ils ont opté pour l´assassinat au grand jour. Ils ont fini par gagner leur pari un certain 16 janvier 2001, dans son bureau de travail au palais de Marbre.
Ancêtre du M23, l´AFDL doit être effacée de la mémoire des Congolais
Au regard de cette petite historique, il n´y a aucune raison de continuer à sublimer la date du 17 mai qui, d´une manière ou d´une autre, a posé les bases de l´instabilité récurrente qui s´est installée dans la partie orientale du pays, voici plus de 30 ans.
Désavouée par son propre fondateur, LDK, qui a légué aux Congolais le slogan selon lequel il ne faut jamais trahir le Congo, l´AFDL ne doit plus mériter aucune fleur de la part des Congolais. C´est pourquoi, les autorités actuelles du pays qui tirent leur légitimité des urnes, sont invitées à trouver une autre date pour honorer nos vaillants soldats qui se sont montrés héroïques lors de la guerre 40-45 sur le front africain. Il y a des avenues à Kinshasa qui portent les noms des pays et des villes africains pour immortaliser les hauts faits d´armes de la Force publique, ancêtre des FARDC. Il s´agit notamment des avenues Ethiopie, Gambela, Tabora,Mahenge, sans oublier Force publique.
Un autre argument de taille pour justifier la désacralisation de cette date est le fait qu´elle marque la défaite des ex FAZ face aux petits Kadogos, qui ont fait une promenade de santé de l´est à l´ouest, de Bukavu à Kinshasa sans véritablement rencontrer la moindre résistance des ex FAZ.
À ce propos, il faut reconnaître que le pouvoir de Mobutu était totalement affaibli depuis la Conférence nationale souveraine(CNS), par une opposition radicale conduite de mains de maître par le mémorable Etienne Tshisekedi wa Mulumba, intransigeant dans ses prises de position face au pouvoir dictatorial de l'époque. Sur sa route, l´AFDL a trouvé un terrain déjà balisé par l´Union sacrée de l´opposition radicale(USOR). L´omelette lui était offerte sur un plateau en or.
Ainsi, pour redorer l´image des forces armées de la RDC ternie par les petits Kadogos qui ont cru avoir gagné facilement leur fameuse guerre de libération, la moindre chose que le gouvernement est appelé à faire aujourd´hui est de trouver une date réellement symbolique pour honorer notre armée. Par exemple, la date de la fin de la guerre de 80 jours où les ex gendarmes katangais ont été défaits par les Forces armées zaïroises ou une autre date historique marquant les hauts faits d´armes de nos forces combattantes. Muke MUKE