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Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux. Voilà la version originale de cette phrase, c'est-à-dire avec des guillemets seulement à la fin; "patient" au singulier; sans ponctuation après "patient", alors qu'il en faut une virgule ou deux points; "supporte" conjugué,…
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Au cours d'une cérémonie solennelle organisée ce jeudi 6 août 2026 à la Cité de l'Union africaine, le Chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé la cérémonie relative à l'…
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Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
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Le Service national entend changer d'échelle dans sa production agricole. Lors d'un briefing de presse animé par le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, en marge de la visite du président…
Le génie de nos pères…
Le génie de nos pères, c’est d’avoir fait de nous des hommes comme les autres, Demeurés tels malgré les tentatives de dénégation qui ont jalonné l’histoire
Et les multiples actes d’autodénigrement qui leur ont servi de suppôt
Le génie de nos pères, c’est d’avoir fait de nous, plus que des hommes comme les autres, des hommes pour les autres, des hommes qui ne se considèrent pas accomplis comme tels tant qu’il y aura un de leurs semblables à qui est méconnu ce qu’il a de plus humain : sa dignité, son honneur, ses droits,…
Le génie de nos pères, c’est d’avoir fait de nous des hommes pas plus que les autres, quelle que soit leur race et leur condition, le centre de l’univers n’étant, pour eux, ni notre temps ni notre espace singulier, mais le souffle créateur dont procède toute vie, quel que soit le nom qu’on puisse lui donner
Le génie de nos pères, c’est d’avoir fait de nous des hommes avec les autres, sans qui nous ressentons une absence ontologique à nous-mêmes
Le génie de nos pères, c’est d’avoir fait de notre société, un espace de vie où nul n’avait peu et nul n’avait trop, sinon ce qu’il lui fallait pour vivre ; pour vivre simplement ; simplement vivre
C’était cela l’Afrique. Nous n’avions pas besoin de millions de dollars pour nous maintenir dans l’existence. Nous ne connaissions même pas les fameux dollars. C’est peut-être cela la chance que nous avons perdue pour être heureux chez nous.
Mais les dollars sont désormais là, avec tout ce qui s’y substitue ou s’y assimile et les comportements qu’ils génèrent : l’intrépidité et la ruse pour accaparer et accumuler ; les astuces affranchies de moralité pour ravir, voler ou dépouiller ceux qui thésaurisent ; l’arbitrage déséquilibré entre ceux qui peuvent presque tout payer et ceux qui ne le peuvent, etc.
Avec le dieu dollar, les valeurs humaines sont désormais des vestiges des temps immémoriaux qui rendent périmés ceux qui les incarnent : altruisme, charité, solidarité… tout cela est-il désormais renvoyé au diable vauvert ? Un dicton ne renseigne-t-il pas que l’argent est un bon serviteur, mais un mauvais maître?
Dans la société de nos pères, la parole était d’argent, le silence d’or. Dans celle du dollar, l’argent est la seule parole qui mérite intérêt, la seule balance pour apprécier ceux qui sont ou non indignes du jour. Saura-t-on jamais s’en affranchir ?
Certes notre temps n’est pas celui de nos pères, mais n’est-ce pas toujours le temps de l’humain par-delà les nécessités de la matérialité de l’homme ?
L’homme pourra-t-il ne plus jamais être un loup pour l’homme? Pourra-t-il ne plus être un moyen pour l’avoir ni le pouvoir ?
C’était cela le credo de nos pères, pour et dans lequel ils ont vécu et sont morts. Et aucun reniement n’a jamais eu raison de leur foi intime. Apprendrons-nous de leur source ? Ou nous obstinerons-nous à dévoyer notre quête de nous-mêmes loin de leur sagesse ?