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Le G7 active 518 millions USD pour la riposte à la maladie à virus Ebola en Afrique Centrale
* "Nous devons veiller à ce que le virus reste confiné à une zone aussi restreinte que possible…", appelle le Groupe des sept.
Le G7 appelle à une mobilisation internationale immédiate et coordonnée face à la résurgence du virus Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda. Réunis le mardi 16 juin 2026 en France, les dirigeants des grandes puissances ont exhorté leurs partenaires à renforcer leur engagement financier et opérationnel, alors qu'un financement de 518 millions de dollars est mobilisé pour soutenir la riposte sanitaire dans la région.
Dans leur communiqué final, les membres du G7 insistent sur la nécessité d'une réponse mondiale élargie, dépassant le seul cadre du groupe, afin de contenir une épidémie jugée particulièrement complexe en raison de la souche rare Bundibugyo et de la situation sécuritaire dans l'Est de la RDC.
" Endiguer et mettre fin à l'épidémie dépendra d'un traçage efficace des contacts, de la prévention et du contrôle des infections, du respect des mesures de quarantaine et d'isolement", indique le document, qui souligne également la nécessité de renforcer la surveillance transfrontalière et la mobilisation communautaire.
Le Groupe des sept appelle ainsi ses partenaires à agir sans délai pour compléter les efforts déjà engagés. Il estime que seule une réponse " forte et coordonnée " permettra d'éviter une propagation régionale et internationale du virus.
" VEILLER QUE LE VIRUS RESTE CONFINE A UNE ZONE RESTREINTE "
" Nous devons veiller à ce que le virus reste confiné à une zone aussi restreinte que possible, où nous pourrons mobiliser massivement les ressources médicales et humanitaires ", soulignent les dirigeants, qui insistent sur l'urgence de concentrer les efforts dans les zones touchées.
Au cœur de cette stratégie, une enveloppe de 518 millions de dollars est mobilisée dans le cadre du Plan continental de préparation et de riposte. Ce financement vise à améliorer la détection rapide des cas, le renforcement des systèmes de santé et la coordination des interventions dans les zones affectées.
Le G7 estime toutefois que cet effort financier doit être complété par des contributions supplémentaires des États partenaires, des institutions internationales et du secteur privé, afin de renforcer la capacité globale de réponse.
Dans leur déclaration, les dirigeants expriment leur solidarité envers les populations touchées et rendent hommage aux personnels de santé engagés en première ligne. " Nous saluons les efforts courageux déployés par les personnels de santé, les bénévoles et les communautés locales ", souligne le communiqué.
Les grandes puissances mettent également en avant les soutiens financiers déjà mobilisés, notamment par les États-Unis et l'Union européenne. Washington a engagé plusieurs centaines de millions de dollars, tandis que Bruxelles maintient un appui important en matière d'aide humanitaire, de recherche et de sécurité sanitaire.
" Nous saluons le déploiement rapide par les États-Unis de plus de 370 millions de dollars de ressources sanitaires et humanitaires pour la région ", précise le texte, qui évoque également les contributions européennes estimées à plusieurs centaines de millions d'euros.
Le Groupe des sept appelle, par ailleurs, à renforcer la coopération internationale pour accélérer la mise au point de vaccins, de tests et de traitements spécifiques contre la souche Bundibugyo, actuellement sans solution pleinement efficace.
LE G7 APPELLE A UNE COORDINATION DES POLITIQUES SANITAIRES
Sur le plan opérationnel, les dirigeants insistent sur une stratégie rigoureuse reposant sur le traçage des contacts, la quarantaine, l'isolement des cas et la surveillance des frontières.
Dans un contexte de forte mobilité internationale, le G7 appelle enfin à une meilleure coordination des politiques sanitaires mondiales, notamment à l'approche de grands événements internationaux, afin de limiter les risques de propagation transfrontalière.
L'Organisation mondiale de la santé a déjà classé cette épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale. Elle alerte sur une expansion géographique rapide et des capacités de réponse limitées dans les zones en conflit.
Face à cette crise, les autorités congolaises restent mobilisées, s'appuyant sur leur expérience des précédentes épidémies d'Ebola pour tenter de contenir cette nouvelle flambée.
Jérémie ASOKO