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L'accord RDC-Rwanda pose les bases d'un retour de la paix
La signature de l'Accord de paix entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda sous la facilitation des États unis d'Amérique en date du 27 juin dernier continue a suscité des réactions au sein de l'opinion publique. La dernière en date est celle de la Synergie de femmes pour la paix et la sécurité (SFPS). Dans un communiqué signé par son point focal, Mme Julienne Lusenge, la synergie relève que "la signature de cet accord constitue une étape importante vers la fin de la longue guerre qui a endeuillé l'Est du pays et la sous-région des Grands-Lacs". Cet accord pose les bases d'un retour de la paix et d'une prospérité partagée dans la région, souligne la SFPS.
Aux dires de Mme Julienne Lusenge, les filles et femmes de la RDC attendent avec impatience l'application de cet accord pour permettre de nouveau à des millions des Congolaises et Congolais de vivre en paix, de retourner librement dans les villes et villages, de reconstruire leurs communautés, et d'entamer le long et périlleux processus de réconciliation et de guérison de multiples blessures physiques et psychologiques de ces trois décennies de guerre.
Nécessité d'inclure les congolaises dans le processus
Mme Julienne Lusenge n'a pas manqué d'exprimer ses inquiétudes concernant l'absence des femmes dans le processus de paix. "Comme indiqué dans notre note de plaidoyer, les espaces de dialogue actuels à Washington ou à Doha manquent d'inclusion des femmes, jeunes et d'autres acteurs pertinents pour la mise en œuvre de leur résolution. Ce sont des espaces réservés aux hommes politiques et aux hommes en armés. La paix découlant de ce types d'espaces risque de ne pas suffisamment prendre en compte les préoccupations majeures des populations désespérées et qui attendent la résolution définitive de cette crise", s'est-t-elle exprimée. Ainsi, la SFPS s'engage à contribuer aux mécanismes politiques et sécuritaires de la mise en œuvre de cet accord, a-t-elle indiqué.
Cette activiste des droits des femmes a remercié, par la suite, la cheffe de la diplomatie congolaise : "Nous remercions particulièrement la Ministre des affaires étrangères, de la coopération internationale et francophonie, Mme Thérèse Kayikwamba Wagner, pour avoir pris en compte et relayer notre message: Nous ne voulons pas d'une paix d'élite. Nous voulons une paix réelle, vécue et partagée"
Elle a estimé que, sans une grande implication de la population, y compris les femmes et jeunes, et sans la pression d'autres acteurs, la signature de cet accord, malgré les espoirs qu'il soulève, peut présenter le risque de conduire vers une paix fragile.
De l'avis de Mme Julienne Lusenge, les trente dernières années, plusieurs autres accords censés mettre fin au conflit ont été signés entre différents gouvernements de la RDC et le gouvernement du Rwanda, mais aussi avec des groupes armés soutenus par ce dernier. Ceux-ci n'ont malheureusement empêché ni la reprise de la violence avec ses conséquences tragiques sur les populations de l'Est de la RDC, ni la répétition des crimes. "Ce sont ces populations et particulièrement les femmes et les enfants qui subissent dans leur corps et dans leur esprit les violences les plus abjectes, y compris dans des camps des déplacés", a reconnu le point focal de la SFPS.
Le point focal de la SFPD a brandi un rapport qui indique que même dans ces lieux de retranchement et de refuge, les femmes et les filles ne sont pas protégées. Plus de 87 % des femmes et filles déplacées affirment avoir subi diverses formes de violences basées sur le genre, renseigne ce rapport. En plus, elle a rappelé pas plus tard qu'il y a une semaine, Médecin Sans frontières s'inquiétait du niveau alarmant des violences sexuelles au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.
Pour terminer, elle a fait remarquer que cette situation qui date de plusieurs années doit prendre fin. "Nous espérons que la signature de cet accord y contribuera de manière effective. Comme le dit le dicton, là où les droits sont respectés la paix peut s'épanouir", a conclu Julienne Lusenge.
Mathy MUSAU