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DEFENSE DE LA CONSTITUTION,L'Ecidé réclame la libération immédiate de ses militants
L'Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé), parti cher à Martin Fayulu, appelle le commissariat de la police de la Tshangu, partie Est de la ville de Kinshasa, à libérer immédiatement ses militants incarcérés depuis dimanche 19 avril 2026. Ces derniers ont été arrêtés alors qu'ils participaient à une matinée politique et citoyenne, à l'espace Pascal dans la commune de Masina.
À cette occasion, les partisans de Martin Fayulu ont été brutalement pris à partie par les éléments de la Police nationale déployés sur les lieux. Le bilan de cette opération musclée fait état de plusieurs blessés graves, des arrestations et d'actes brutaux.
La répression contre les militants d'un parti politique de l'opposition survient dans un contexte où le Bureau conjoint des Nations-Unies pour les droits de l'homme (BCNUDH) a, dans son récent rapport, déploré l'arrestation de plusieurs membres de l'opposition. Les événements survenus dimanche dernier contre les militants de l'Écidé prouvent à suffisance le rétrécissement de l'espace démocratique en RDC. Sur ce plan, le pays connaît une marche arrière inquiétante.
Alors que l'Union sacrée pour la nation est en train de mobiliser ses troupes pour le changement de la Loi suprême, il est injuste et antidémocratique de réprimer ceux qui se lancent dans le mouvement contraire.
En cette période fébrile que traverse le pays en raison des activités criminelles des rebelles de l'AFC -M23 dans la partie Est du pays, il n'est pas sage pour le Gouvernement d'ouvrir un front à l'intérieur en pourchassant les membres de l'opposition. Au contraire, il est de son intérêt de créer une coalition nationale pour mettre hors d'état de nuire les ennemis de la République.
FAYULU, UN DIRIGEANT QUI N'A JAMAIS PRIS LES ARMES
Le microcosme politique rd congolais est constitué d'acteurs politiques de diverses natures. Les uns ont pris les armes pour accéder au pouvoir en tuant leurs compatriotes, les autres sont restés attachés à la valeur de non- violence. Parmi ceux - ci, l'on compte notamment Martin Fayulu, qui a combattu pendant longtemps aux côtés du Sphinx de Limete, l'immortel Étienne Tshisekedi wa Mulumba. Membre de l'Union Sacrée de l'Opposition pendant la tumultueuse époque de la Conférence nationale souveraine (CNS) où le maréchal Mobutu Sese Seko malmenait ses opposants, Martin Fayulu est resté ferme dans la logique d'accéder au pouvoir par la voie démocratique. Comme son maître Étienne Tshisekedi,il avait refusé de pactiser avec la nébuleuse Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo ( AFDL), dont certains accusent d'être à l'origine de l'insécurité récurrente dans la partie orientale du pays. Humilié et bastonné à plusieurs reprises avec les autres membres de l'opposition pendant la Kabilie, le leader de l'Écidé n'a jamais été tenté de recourir à la violence pour se faire justice.
Aujourd'hui, quelle que soit sa divergence d'approche avec le pouvoir Usnien, il mérite considération. Car le moment venu, lorsqu'il sera question de défendre les intérêts de la nation, il y aura un camp des vrais patriotes face aux traîtres qui se sont alliés aux "balkanisateurs" de la RDC. Sans aucun doute, Martin Fayulu fait partie du camp de la patrie. Il serait très intéressant de constituer autour du chef de l'État des politiciens sérieux qui privilégient les intérêts du pays et non les fanatiques aveugles, les djaleloistes.
Muke MUKE