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A la veille de la rentrée scolaire 2023-2024, Kinshasa : Les vendeurs ont du mal à écouler leurs marchandises
La situation socio-économique congolaise subi la pression de la crise mondiale. A quelques jours de la rentrée scolaire 2023-2024, les vendeurs des fournitures scolaires au Marché central de Kinshasa se plaignent de ne pas pouvoir écouler leurs marchandises. Forum des As est descendu sur l’avenue du Commerce pour observer cette situation.
Bibiche, 40 ans révolus, vendeuse des tissus tintéron, nous relate ceci : « La situation ces dernières années a beaucoup changé. Nous avons du mal à écouler nos marchandises car dans la plupart des écoles, les responsables exigent aux parents d’acheter les uniformes et certains objets classiques chez elle. Un premier souci, malgré l’interdiction des autorités concernant cette mauvaise pratique ». Un autre est le fait que les supers marchés vendent des uniformes cousus déjà et le troisième, les couturiers font des promesses non tenues. Au-delà de cela, fait-elle remarquer, certains parents évitent les stress des dernières minutes et préfèrent acheter au début des vacances.
Roy Malonda, un jeune homme d’une trentaine d’années, vendeur des fournitures scolaires, rencontré sur l’avenue du Commerce, nous explique ses difficultés en ces termes: « la difficulté que nous avons est sur le taux de change chez les grossistes. Chaque fois que nous allons acheter les marchandises, le taux varie et augmente. Nous sommes obligés aussi d’augmenter les prix à notre niveau. Cette situation rend les choses difficiles. Mais la différence des prix varie entre 1000 et 2000 FC pour un paquet de cahier de 200 pages. Il faut reconnaître, ajoute-t-il, que les parents font beaucoup de sacrifices pour préparer la rentrée des classes de leurs enfants vu la situation économique au pays. Ce qui explique les ventes timides que nous observons ces derniers temps ».
Pour un parent rencontré au niveau du boulevard du 30 juin : « je fournis un effort pour acheter les objets nécessaires avant la période d’effervescence. Pour le moment, explique-t-il. »J’ai déjà acheté les uniformes, les basket, les cahiers et les accessoires depuis début juillet. Je viens de payer les premières tranches des frais scolaires car mes quatre enfants sont dans les écoles privées ». Cela ne signifie pas que j’ai beaucoup de moyens. C’est juste un problème d’organisation, soutient-il.
Ce qui n’est pas le cas pour d’autres parents qui attendent les dernières minutes pour courir dans tous les sens, souligne un observateur. Qui pense que quand on fait les achats en dernières minutes, on dépense beaucoup en termes d’argent, énergie physique. On risque de se faire voler. Tout ce monde qui fait le déplacement vers le marché, ne va pas toujours pour acheter. Mathy MUSAU