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La SFPS remet la Note de plaidoyer des femmes à la ministre Kayikwamba
La Synergie des femmes pour la paix et la sécurité (SFPS) a remis au cours d'un atelier, la Note de plaidoyer des femmes et filles congolaises pour la cessation des hostilités à l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC) à la ministre d'État et Ministre des Affaires étrangères, Thérèse Wagner Kayikwamba. Cette Note de plaidoyer, a expliqué le point focal de la SFPS Mme Julienne Lusenge, est porteuse de la voix des femmes congolaises qui ne sont pas restées indifférentes face à la situation qui prévaut à l'Est du pays.
À travers cette note, " nous avons formulé trois recommandations à savoir la participation des femmes dans le processus de paix, la restauration rapide de la paix en RDC et le départ immédiat des troupes rwandaises sur le sol congolais", a-t-elle mentionné avant d'insister sur la prise en compte de la situation désastreuse des victimes des conflits.
Initiative saluée par la cheffe de la diplomatie congolaise
Avant de réceptionner la note de plaidoyer, la ministre des Affaires étrangères a salué cette initiative et encouragé les femmes à continuer à œuvrer pour le rétablissement de la paix à l'Est. " La situation de la RDC nous interpelle toutes. Les violences armées, les déplacements forcés, les violences sexuelles utilisées comme armes de guerre sont une atteinte grave à la dignité humaine. La voix des femmes mérite d'être écoutée avec attention et respect ", a soutenu Mme Therèse Kayikwamba Wagner.
La cheffe de la diplomatie congolaise a indiqué que les femmes ne sont pas seulement des victimes mais sont des actrices de paix, des bâtisseurs des sociétés de résilience et des piliers de développement.
Pour sa part, le Représentant Résident d'ONU Femmes en RDC, M. Adama Moussa a rappelé que la note de plaidoyer des femmes n'est pas un simple rapport mais le fruit d'un processus inclusif et participatif des femmes congolaises à travers le pays. Il s'agit véritablement d'un agenda pour la paix à saisir. "Pour ONU Femmes, soutenir l'agenda des femmes pour la paix n'est pas une opton, c'est notre mandat" , a-t-il soutenu.
L'événement a réuni des femmes leaders et médiatrices, des partenaires institutionnels dont le Ministère des Affaires étrangères, le Ministère du Genre, Famille et Enfant et le Ministère des Personnes vivant avec Handicap; des partenaires techniques et financiers et des acteurs de la société civile.
La paix, c'est maintenant!
Bien avant la remise de ce document, les participants à l'atelier l'ont validé en plénière. Dans sa présentation, Mlle Ketsia-Divine membre de la SFPS a fait savoir que dans ce document, les Congolaises exigent la paix, pas demain, mais aujourd'hui. " Nous ne cesserons jamais de plaider, de dénoncer, de proposer et de nous mobiliser, jusqu'à ce que justice et dignité soient restaurées pour chaque congolaise, chaque congolais et pour chaque enfant de l'Est. Car, chaque chose a son temps", a-t-elle souligné. " Le temps de bâtir une paix durable dans notre pays et dans la région des Grands Lacs, c'est maintenant", a-t-elle renchéri.
Par ailleurs, Ketsia a évoqué la crise humanitaire qui a atteint des niveaux alarmants avec 2, 29 millions de déplacés rien qu'au Nord-kivu; 3,08 millions de personnes en insécurité alimentaire sévère, des femmes violées et brûlées lors de l'évasion de la prison de Munzenze, et un enfant violé toutes les 30 minutes, selon Unicef. " Les femmes et les enfants restes les premières victimes", a-t-elle reconnu avant de préciser que la Note de plaidoyer a formul2 plusieurs recommandations à divers niveaux.
Selon elle, cette note de plaidoyer est le résultat d'un travail participatif et inclusif des femmes et filles congolaises notamment celles qui ne ménagent aucun effort et développent des méthodes résilientes pour la mise en œuvre et l'avancement de l'agenda Femme, Paix et sécurité ainsi que Jeune, Paix et Sécurité des Résolutions 1325 et 2250 du conseil de sécurité des Nations unies.
C'est dans ce cadre, qu'elles ont élaboré la Note de plaidoyer dans une démarche inclusive avec la participation des femmes des provinces sous occupations des rebelles, grâce à l'appui des partenaires techniques et financiers, notamment la MONUSCO et ONU Femme.
L'événement a réuni des femmes leaders et médiatrices, des partenaires institutionnels dont le Ministère des Affaires étrangères, le Ministère du Genre, Famille et Enfant et le Ministère des Personnes vivant avec Handicap; des partenaires techniques et financiers et des acteurs de la société civile
Mathy Musau