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La RDC réaffirme son soutien à la souveraineté de la Libye
À l’occasion de la 1291ème session du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine, consacrée à la situation en Libye, la République démocratique du Congo a fait entendre une voix ferme et résolue. La ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, y a représenté le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, avec la hauteur de vue et la clarté diplomatique qui caractérisent désormais la posture congolaise sur les grands enjeux du continent.
Face à ses homologues africains, la cheffe de la diplomatie congolaise a tenu à réaffirmer l’attachement indéfectible de la RDC aux principes fondamentaux de la souveraineté, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale de la Libye. «Le respect de ces principes n’est pas une option, c’est une exigence», a-t-elle déclaré avec conviction, rappelant que la stabilité de la Libye est intimement liée à celle de l’ensemble de la région sahélo-saharienne.
La ministre salue la signature de la Charte de réconciliation nationale
La ministre d’État a salué la signature, le 14 février dernier, de la Charte de réconciliation nationale libyenne, qu’elle considère comme une étape décisive sur le chemin de la paix et de la reconstruction institutionnelle.
Elle a appelé toutes les parties libyennes à s’approprier cette dynamique, à s’engager sincèrement dans un dialogue inclusif et à œuvrer collectivement à la restauration de la légitimité politique à travers des élections libres et transparentes.
Tout en soulignant la centralité du rôle des Libyens dans la résolution de leur propre crise, Mme Kayikwamba Wagner a condamné avec vigueur toute ingérence militaire étrangère non autorisée.
Elle a rappelé l’impératif de respecter strictement l’embargo sur les armes, tel que prescrit par les instances internationales, et a plaidé pour le renforcement du régime de sanctions à l’encontre de ceux qui compromettent délibérément les efforts de paix.
La RDC, à travers sa Ministre des Affaires étrangères, a également exhorté les autorités et acteurs libyens à converger vers un accord consensuel sur un calendrier électoral clair et crédible, seule voie durable vers une transition réussie et la réhabilitation des institutions démocratiques.
Par cette intervention, la République démocratique du Congo confirme son positionnement proactif au sein de l’Union africaine : celui d’un État engagé pour une Afrique forte, unie et souveraine, qui mise sur le dialogue, le respect du droit international et l’appropriation locale des processus de paix.
Jérémie ASOKO