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La Coalition populaire estime le dialogue national indispensable face à la crise
L’acceptation par le Président de la République de l’organisation d’un dialogue national inclusif constitue une étape importante pour la restauration de l’autorité de l’État et la préservation de la souveraineté territoriale de la RDC, a estimé Emery Damien Kalwira, président de la Coalition populaire de la RDC.
Ce responsable politique estime que cette décision intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par la persistance de l’insécurité et par de graves menaces pesant sur l’intégrité du territoire national.
«Tout Congolais animé d’un véritable esprit patriotique ne peut que saluer la tenue prochaine de ce dialogue à Kinshasa. Cette option figurait déjà parmi les recommandations issues de la conférence organisée par notre plateforme le 12 octobre 2025 à Paris», a-t-il déclaré.
Pour la Coalition populaire, le Chef de l’État a fait preuve de responsabilité politique en privilégiant la voie du dialogue, alors que les institutions, à elles seules, peinent à apporter des réponses efficaces à la crise politique, sécuritaire et sociale que traverse le pays.
«L’unité nationale est aujourd’hui une nécessité. Seul un dialogue national inclusif peut rassembler les Congolais et permettre l’adoption de décisions souveraines capables de préserver la nation», a souligné Emery Damien Kalwira.
Le dialogue comme une réponse politique à une crise
Dans le contexte actuel, le dialogue est perçu comme une réponse politique à une crise essentiellement politique. La Coalition populaire estime que l’union des forces patriotiques est indispensable pour faire face aux agressions armées, à l’occupation étrangère et aux menaces persistantes contre l’intégrité territoriale de la RDC.
Abordant la question de la participation, la plateforme a insisté sur le caractère inclusif du processus.
«Tous ceux qui aiment sincèrement le Congo doivent prendre part à ce dialogue, sans condition. J’appelle les acteurs concernés à rompre avec les erreurs du passé et à abandonner définitivement la logique des armes et de la violence comme moyens d’accès aux privilèges du pouvoir d’État», a déclaré le président de la Coalition populaire.
La Coalition populaire a, par ailleurs, estimé que d’éventuels boycotts ne sauraient remettre en cause la légitimité du dialogue.
«Après plus de trente ans de conflits et des millions de morts, personne ne peut prétendre s’approprier la paix. Ceux qui refuseront le dialogue assumeront la responsabilité de s’exclure eux-mêmes de l’histoire nationale», a-t-il averti.
Sincérité du Chef de l’État
Interrogé sur la sincérité du Président de la République dans cette démarche, Emery Damien Kalwira s’est montré confiant.
«Je crois à la sincérité du Chef de l’État. Et même si, par hypothèse, ce n’était pas le cas, ce dont je doute fortement, la situation actuelle ne laisse aucune alternative crédible en dehors du dialogue national inclusif. Je connais Félix Tshisekedi depuis plus de dix ans, notamment durant la période de l’opposition politique», a-t-il déclaré. Il a exhorté, à cet effet, le Président de la République à franchir les prochaines étapes décisives, notamment la prise de l’ordonnance présidentielle convoquant officiellement le dialogue, la désignation de la médiation ainsi que la fixation du calendrier des travaux.
«La liste de nos délégués est prête et déjà sur sa table», a-t-il précisé.
Pour la Coalition populaire, ce dialogue peut déboucher sur des solutions durables à la crise politique et sécuritaire, à condition que les résolutions adoptées soient fortes et engageantes.
«L’histoire nous enseigne que rien ne résiste à un peuple uni dans l’action. Un peuple uni est un peuple vainqueur», a soutenu Emery Damien Kalwira.
Répondant aux préoccupations sécuritaires souvent avancées pour justifier certains refus, il a rappelé que l’Angola, facilitateur du processus au nom de l’Union africaine, dispose de capacités sécuritaires reconnues.
Selon lui, des forces spéciales angolaises pourraient être déployées à Kinshasa, dans le cadre d’un mandat spécifique, afin de garantir la sécurité de tous les participants aux travaux.
La Coalition populaire a enfin indiqué placer sa confiance dans les conclusions qui pourraient émerger de ce dialogue, espérant qu’elles permettront de restaurer l’autorité de l’État, de rétablir la paix, d’engager des réformes politiques et électorales, ainsi que de repenser les politiques économiques et sociales au bénéfice du peuple congolais.
«Nous n’avons ni droit à l’erreur ni droit à l’échec. Notre responsabilité historique est engagée», a conclu le président.
Tricya MUSANSI