Dernière minute
Société
Jeudi 29 octobre. Je me rends à l’aéroport international de Ndjili pour accueillir la fille de mon jeune frère qui vient de Libreville. Le vol est annoncé à 9h45.
J’y suis déjà vers 8h. Précédé par deux des cousines de la Librevilloise. Je les localise, aidé par un des militaires de la…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La circulation des véhicules poids lourds de plus de 10 tonnes sera temporairement interdite sur le pont Semuliki, situé sur la route nationale numéro 4 (RN4), sur le tronçon Beni-Kasindi, en…
Étranger
Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan a procédé, samedi à la commune d’Iaâzzanène (province de Nador), au lancement des opérations du premier terminal à conteneurs du port Nador…
Nation
Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, veut désormais associer la réalisation des grands projets d’infrastructures au renforcement des compétences nationales. À l’ouverture de la…
Kisangani : l'État relance la renaissance électrique de la Tshopo
Dans une atmosphère que l'on devine chargée de détermination et de responsabilités partagées, une réunion stratégique s'est tenue samedi 12 avril, au ministère de la Justice, avec un objectif clair : rallumer les lumières à Kisangani, capitale provinciale de la Tshopo, et raviver le cœur électrique de l'Est congolais.
La centrale hydroélectrique de Tshopo 1, poumon énergétique de la région longtemps asphyxié par l'abandon et les promesses creuses, est désormais au centre des préoccupations de l'Exécutif. Le communiqué du ministère de la Justice, qui annonce l'événement, parle d'un tournant décisif. Et pour cause : autour de la même table, le ministre d'État en charge de la Justice, Constant Mutamba, son collègue du Portefeuille, et celui des Ressources hydrauliques.
Un trio de poids lourds gouvernementaux, mobilisé non pas pour discuter des généralités, mais pour lancer la phase concrète de la reconstruction et de la modernisation du barrage de Tshopo 1.
Kisangani, troisième ville du pays, carrefour universitaire et bastion historique de la culture congolaise, vit depuis trop longtemps dans l'ombre au sens propre comme au figuré. Dans une région où l'eau coule à flots, mais où l'électricité se fait rare, la relance de Tshopo 1 apparaît comme une nécessité vitale, un acte de justice sociale doublé d'un choix stratégique.
Cette réunion au sommet marque donc une rupture avec l'inaction. Elle trace la ligne d'une volonté politique de réhabiliter une infrastructure oubliée, dont la réanimation pourrait transformer le quotidien de millions d'âmes plongées dans l'obscurité depuis des années.
Fini les groupes électrogènes qui toussent à longueur de journée. Fini les coupures interminables qui paralysent les hôpitaux, les universités, les entreprises locales. L'État veut reconnecter Kisangani à l'espérance.
Tshopo 1 : de ruine à renaissance
Symbolique et stratégique, le barrage Tshopo 1 fut autrefois une fierté technologique, aujourd'hui réduit à une coquille vétuste. Le redémarrage de ce projet, s'il est mené avec rigueur et transparence, pourrait non seulement remettre Kisangani sur les rails du développement, mais aussi alimenter une bonne partie de la région en énergie propre et durable.
Les ministères concernés se sont engagés à "reconstruire et moderniser " deux mots lourds de promesses, mais encore suspendus à l'incontournable question des moyens et des délais. Pour l'instant, aucune feuille de route officielle n'a été dévoilée. Mais cette réunion, hautement symbolique, laisse entrevoir une prise de conscience réelle au sommet de l'État.
Vers une nouvelle dynamique nationale ?
Au-delà de la Tshopo, c'est peut-être un signal plus large qui est envoyé : celui d'un pays qui veut enfin sortir du cercle vicieux de l'obsolescence énergétique. Car, la relance de Tshopo 1 pourrait devenir un modèle pour d'autres provinces en souffrance, où les barrages dorment sous les herbes folles pendant que les populations se consument dans l'attente.
Reste à voir si cette impulsion sera suivie d'effets. Mais une chose est certaine : l'énergie, aujourd'hui plus que jamais, est un levier de souveraineté, un facteur de stabilité, et une promesse de dignité retrouvée.
La Tshopo attend. Kisangani espère. Et désormais, le gouvernement est attendu au tournant projecteurs braqués, jusqu'à ce que la lumière soit.
Jérémie ASOKO