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Kinshasa : Sortie officielle du Mouvement des femmes ambitieuses
A l’approche de la tenue des prochaines élections en République démocratique du Congo, les femmes font bouger les lignes. En témoigne la sortie officielle du Mouvement des Femmes Ambitieuses (MFA), vendredi 29 septembre à Kinshasa. Le MFA se veut un cadre pour soutenir les femmes politiques de toutes les tendances (Union Sacrée, Opposition, Société civile). Et ce, dans l’objectif de voir un grand nombre de femmes remporter les élections.
La secrétaire générale au ministère du Genre, Famille et Enfant Esther Kamwanya Biayi a dans son allocution, souligné que le droit des femmes à participer à la vie politique est garanti par plusieurs conventions internationales, ratifiées par notre pays. Cependant, l’égalité des sexes est encore loin d’être appliquée. Et cela, suite à nos us et coutumes rétrogrades à l’égard des femmes.
«Aussi, je félicite les initiateurs de cette structure pour avoir réussi à réunir les femmes politiques toutes tendances confondues, afin de contribuer à l’amélioration du taux de participation des femmes congolaises aux instances de prise de décision. A travers ce mouvement qui permet de rendre publiques les actions de ses membres, afin de fédérer ensemble avec d’autres femmes leaders, des partis politiques, de la société civile, aux actions dudit mouvement des femmes », a déclaré la Secrétaire Générale.
Encourager les femmes à voter les femmes
«Je vous exhorte, insiste-t-elle, à poursuivre ce genre d’initiatives parce que si un langage vulgaire soutient que ‘’Basi batokanga mboka te’’ (La femme n’est pas capable de bâtir une nation), je voudrais que ce mouvement puisse démontrer le contraire. J’encourage l’adhésion massive des femmes dans les différents partis politiques et aux échéances électorales, malgré les statistiques, tel que publié par la Ceni à tous les niveaux qui demeurent encore faible. Je voudrais encourager les femmes, encore une fois, à pouvoir voter les femmes et que toutes les femmes inscrites sur les listes puissent être élues».
Le représentant du Centre d’Etudes sur Handicap, Justice et Résolution 1325 (CEHAJ 1325), a donné, le contexte de la création de l’organisation. «La présente sortie officielle est le go donné pour un changement plus radical des conditions de la femme congolaise, plus particulièrement la femme politique congolaise. Ce projet de mettre en place cette structure, composée de femmes politiques est partie d’un constat. Constat selon lequel la femme, qui a représenté 52% de l’électorat lors des élections de 2018, continue à demeurer la moins élue, avec un taux aussi faible de 28%. Le souci est donc d’inverser cette tendance dès lors qu’il est possible d’améliorer cette condition, une fois que l’on saisit ses causes profondes».
Pour l’intervenant, le droit de la femme fait face à des multiples obstacles, notamment ceux liés à la discrimination sociale, au manque de cohésion entre femmes et à une absence de synergie entre femmes politiques.
LE DEFI DU PARTI
C’est ainsi qu’a été mise en place le MFA, dont la mission consiste à coordonner les actions des femmes candidates, en mettant en place un réseau de femmes politiques nationales.
Le parti a également la mission d’accompagner logistiquement les femmes candidates, et de contribuer sensiblement à l’amélioration du taux de leur participation aux instances de prises de décision. Le MFA s’attend également à mettre en place un cadre de concertation entre les femmes leaders, intra institutionnel et extra institutionnel.
Au cours de cette cérémonie de lancement, le comité de coordination du parti a été présenté avec, à sa tête, Antoinette Lokomba et ses membres ont lu la lettre de déclaration en signe de serment. Fyfy Solange TANGAMU