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Kinshasa : Le FFC présente les enjeux du projet femme, paix et sécurité en Afrique centrale
Les objectifs, enjeux et défis du projet « femme, paix et sécurité en Afrique centrale » ont été présentés au cours de la cérémonie de lancement dudit projet à Kinshasa.
Il s’agit notamment de l’implication des femmes dans le processus de résolution des conflits dans leur Communauté grâce à la création des synergies d’actions autour de la mise en œuvre de la Résolution 1325; l’encadrement des femmes et filles victimes des violences basées sur le genre (VBG) dans les zones affectées par la crise et le conflit ainsi que la mise en contribution des femmes et filles dans la recherche de voies et moyens d’un retour à la paix grâce aux initiatives collectives.
Ce projet est financé pour quatre ans par l’Agence française de développement (AFD). Il sera exécuté par trois organisations féminines dont le Fonds pour les femmes congolaises (FFC) de la République démocratique du Congo, l’Association de lutte contre les violences faites aux femmes (ALVF) du Cameroun et women Act for Living Together (WALT) de la République Centrafricaine pour quatre ans. Ledit projet a pour objectif de promouvoir la pleine participation des femmes, des jeunes filles, des Organisations féministes dans la mise en œuvre de l’Agenda femmes, paix et sécurité dans les zones de crises et conflits dans les trois pays, a déclaré madame Thérèse Nzale chargée de programme au FFC.
Selon elle, ce projet va fournir des moyens financiers (subventions) et techniques aux Organisations de la société civile (OSC) féministes œuvrant à la prévention des conflits, la participation et la protection des femmes et des enfants, au renforcement et à l’amélioration des capacités techniques des OSC féministes impliquées dans la mise en œuvre de l’agenda FPS.
Elle a précisé que « ce projet comporte trois axes à savoir la cohésion sociale et l’initiative de paix; la prévention et réduction de l’exacerbation des inégalités entre les sexes ainsi que la participation politique et relèvement socio-économique des associations et des initiatives communautaires ».
Le projet femme, paix et sécurité en Afrique centrale présente plusieurs opportunités dont l’existence du Plan d’action national de la Résolution 1325 et l’alignement de programme et projet à ce dernier; l’engagement et la volonté du Gouvernement à travers les reformes des lois qui prennent en compte les questions de la participation féminine à toutes les instances décisionnelles, a fait remarquer cette activiste.
Ensuite, la chargée de programme de FFC a évoqué les défis de ce projet important qui sont le faible financement pour la mise en œuvre des Plans d’action nationaux (PAN) au niveau de trois pays, la faible appropriation de la Résolution 1325 par les parties prenantes et sa connaissance par la population ainsi que le besoin de renforcer la vulgarisation du PAN et de la sensibilisation à l’intégration du genre notamment avec l’approche « masculinité positive« .
Pour terminer, Thérèse Nzale a fait savoir que le développement social, économique et à la paix durable ne peut provenir que des réalisations de potentiel de tout être humain dans le contexte d’égalité du genre.
Pour la directrice exécutive du FFC madame Julienne Lusenge: « C’est depuis 2 ans que le consortium a répondu à l’appel à soumission lancé par l’AFD. Mais, il y avait des préalables à remplir afin que ces fonds puissent aider les bénéficiaires de trois pays à apporter des solutions à leurs besoins exprimés« . Dans ce consortium, le Fonds pour les femmes congolaises assure le lead.
Enfin, la directrice de l’AFD a remis un chèque à toutes les responsables de ces organisations féministes en présence du représentant de la ministre du Genre, Famille et Enfant.
Pour rappel, les trois pays du projet ont connu des crises et conflits. Les premières victimes sont des femmes et des filles avec toutes les conséquences. Mathy Musau