Dernière minute
Société
Jeudi 29 octobre. Je me rends à l’aéroport international de Ndjili pour accueillir la fille de mon jeune frère qui vient de Libreville. Le vol est annoncé à 9h45.
J’y suis déjà vers 8h. Précédé par deux des cousines de la Librevilloise. Je les localise, aidé par un des militaires de la…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La circulation des véhicules poids lourds de plus de 10 tonnes sera temporairement interdite sur le pont Semuliki, situé sur la route nationale numéro 4 (RN4), sur le tronçon Beni-Kasindi, en…
Étranger
Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan a procédé, samedi à la commune d’Iaâzzanène (province de Nador), au lancement des opérations du premier terminal à conteneurs du port Nador…
Nation
La modernisation de l'aéroport de Mavivi, dans la ville de Beni, se poursuit avec l'ambition de le transformer en aéroport international Docteur Étienne Tshisekedi. Le 26 octobre 2026, le…
Kinshasa : 129, le numéro vert pour recueillir la parole des victimes et témoins de la traite des personnes
L’Agence pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes (APLTP) a mis en service le numéro 129, une ligne gratuite dédiée à l’enregistrement et au suivi des victimes et témoins de la traite des personnes. La cérémonie de lancement officiel des activités de ce numéro vert a eu lieu hier mercredi 27 à Kinshasa, en présence du Directeur de Cabinet adjoint du Chef de l’Etat, Olivier Mondonge.
«La mise en place d’une ligne verte est une réponse de la RDC aux recommandations formulées depuis 2007 à son endroit, par les différents rapports d’évaluation mondiale des efforts des Etats dans la prévention et la lutte contre la traite des personnes», explique la Coordinatrice de l’APLTP, Cécile Rebecca Meta Kasanda.
Dans un premier temps et en attendant que le budget de l’Agence le permette, la ligne 129 sera ouverte entre 8 et 17 heures. «Les appels reçus en dehors de ces heures sont enregistrés sur le serveur du centre, les victimes et témoins ayant appelé sont rappelés par les opérateurs pour entretiens, conseils…», précise Sabrina Bakongola Mukeba, experte de l’APLTP qui a élaboré le projet de création d’une ligne verte pour les victimes.
Depuis sa création en avril 2019, explique Cécile Rebecca Meta, l’APLTP avait placé la création d’une ligne verte pour les victimes et les témoins de la traite des personnes parmi ses priorités, afin de permettre aux victimes de se confier à quelqu’un, d’obtenir des conseils, d’être orientés vers un service compétent de prise en charge et enfin, obtenir justice et réparation.
Selon la Coordinatrice de l’Agence, la Ligne verte permettra à l’Agence de disposer de données fiables grâce au mécanisme de référencement des victimes qu’elle a mis en place et au réseautage des acteurs de première ligne.
Grâce à l’assistance technique de l’OIM et l’appui financier du Gouvernement américain, à travers son Agence au développement USAID, l’APLTP dispose depuis mars 2022 de Mécanisme de référencement des victimes et de stratégie de communication dotée d’un plan opérationnel de 3 ans. «Ces deux outils facilitent d’une part le travail des acteurs dans la prise en charge et l’accompagnement des victimes de la traite des personnes, et d’autre part, ils permettent à l’Agence de communiquer de manière à atteindre le changement de mentalité de la population», fait savoir la Coordinatrice de l’APLTP.
Lançant officiellement les activités de la Ligne verte, le Dircaba du Chef de l’Etat a laissé entendre que la situation des victimes, particulièrement des femmes et des enfants demeure encore très préoccupante au pays. Il est indispensable, dit-il, que «la voix des victimes soit entendue et serve de détonateur pour lutter contre la traite des personnes».
Selon la Coordinatrice, Cécile Rebecca Meta, la RDC va dans les prochains mois disposer d’une loi spéciale contre la traite des personnes grâce à la collaboration existante entre les Commissions PAJ du Parlement, l’ambassade des Etats-Unis, l’OIM et l’APLTP. Didier KEBONGO