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Kimpese : le calme revenu après deux jours de violences meurtrières
* Entre temps, le sous couvre-feu de 20h à 5h du matin instauré le mardi 30 janvier a été maintenu pendant une semaine.
La situation dans la cité de Kimpese est redevenue à la normale après deux jours (les 29 et 30 janvier) d’intenses violences ayant occasionné environ 6 morts, à la suite d’une journée ville morte décrétée par la Société civile le lundi 29 janvier dernier pour protester contre l’insécurité grandissante qui a envahi l’agglomération depuis plusieurs mois. La tenue d’un conseil élargi tenu hier mercredi 31 janvier au Crafod entre le Gouverneur du Kongo Central, Guy Badu et plusieurs parties prenantes a aidé à baisser la tension dans cette cité, dans le territoire de Songololo, à quelque 220 km à l’ouest de Kinshasa.
De cette réunion d’échange sont sorties trois grandes décisions concernant la situation sécuritaire de cette partie du Kongo Central, selon notre source basée à Kimpese.
Il s’agit notamment du maintien pendant une semaine du couvre-feu instauré il y a le mardi 30 janvier un jour de 20 heures à 5 heures du matin. Il a été décidé également du déplacement de tous les anciens policiers commis à la sécurité de la population et de ses biens à Kimpese. En plus, une franche collaboration a été exigée entre la population civile et les nouveaux éléments de la police venus de Matadi, ainsi que quelques éléments de Bana Mura venus, eux, de Mbanza-Ngungu.
Quant au départ de l’Administrateur du territoire de Songololo, Evariste Kazadi, exigé par la population, la source citant Trésor Butandu, membre de la société civile locale, le chef de l’Exécutif provincial, Guy Badu, a promis d’y revenir dans 48 heures afin de faire le suivi de la sécurité de la population, mais pour essayer également de résoudre différents problèmes qui rongent cette cité, notamment des questions liées à la Snel et à la Regideso.
Guy Badu a profité de sa présence à Kimpese pour faire la ronde de différents pavillons ou autres cellules de l’Hôpital général de référence IME/Kimpese pour rendre visite aux blessés enregistrés lors des échauffourées de deux jours (les 29 et 30 janvier) en vue de les réconforter. Il a promis en rassurant que toutes les victimes seront prises en charge par la Province.
Rappel, depuis le lundi 29 janvier, date à laquelle, à l’appel de la structure « Kimpese Unis », une journée ville morte a été décrétée pour protester contre l’insécurité grandissante qui a élu domicile dans cette cité entretenue par des kuluna avec la complicité de certains agents de l’ordre, Kimpese a vécu deux jours d’enfer caractérisé par des échauffourées entre la population et les agents de l’ordre, précisément des policiers que les Kimpesois accusaient d’être de mèche avec ces malfrats. La patience de la population a atteint la limite lorsque les malfrats, bien armés, qui opéraient, semble-t-il à bord d’une Jeep, ont commencé à s’attaquer aux structures sanitaires en emportant tout sur leur passage, tabassant le personnel soignant. En plus des résidences des citoyens qu’ils visitaient presque chaque nuit, ainsi que des cambistes qui ne cessaient de faire les frais de la criminalité de ces kuluna. Sans que les autorités ne prêtent une attention soutenue aux cris de cette population qui s’était vue abandonnée.
Le bilan de ces troubles est lourd : quelque 6 personnes tuées dont 3 policiers, une douzaine de blessés par balles dont trous graves. Ainsi que plusieurs sous-ciat de la PNC saccagés, incendiés, des biens appartenant aux policiers soupçonnés de collision avec les kuluna incendiés… Kléber KUNGU