Dernière minute
Société
"La patience ne connaît pas le temps" est le second message que nous avons découvert sur un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter (voir celui de droite). C'est un proverbe sénégalais.
Cette expression signifie que la vraie patience s'affranchit de l'obsession de la montre et de l'urgence, car…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans le cadre du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, la coopération dans le secteur de la santé entre la Fédération de Russie et la RDC connait un renforcement. Avec la signature, le…
Étranger
Il faut lutter contre la contrebande et investir dans les routes de desserte agricole
Pour tirer pleinement profit de l'accès préférentiel au marché chinois, la RDC doit renforcer le…
Nation
Jeudi 29 octobre. Je me rends à l'aéroport international de Ndjili pour accueillir la fille de mon jeune frère qui vient de Libreville. Le vol est annoncé à 9h45.
J'y déjà vers 8h.…
Kasaï : Plusieurs passagers disparus dans un naufrage
* La majorité sont les étudiants et leurs familles, qui se rendaient à la cérémonie de remise de diplômes académiques
Plusieurs passagers sont portés disparus le vendredi 5 septembre, lorsqu'un hors-bord surchargé a chaviré sur la rivière Kasaï, dans la province éponyme. Selon les sources proches du dossier, le bilan humain de ce drame est encore provisoire.
L'accident s'est produit en fin d'après-midi, alors que l'embarcation, un canot à moteur, effectuait une liaison entre un village avoisinant et la ville portuaire d'Ilebo. Selon des témoins sur place, le bateau transportait un nombre de passagers et de marchandises bien au-delà de sa capacité, le rendant instable. Une manœuvre brusque ou le sillage d'un autre bateau aurait provoqué le chavirage.
La tragédie est d'autant plus poignante que la majorité des passagers se rendait à une cérémonie de remise de diplômes prévue le samedi 6 septembre. Il s'agissait principalement d'étudiants, de diplômés et de leurs familles venus célébrer la fin de leur parcours académique. Ce voyage de célébration s'est tragiquement transformé en trajet fatal, plongeant toute une région dans le deuil.
Les opérations de sauvetage, menées par des pêcheurs locaux et des premières équipes de secours, ont été entravées par l'obscurité et le manque de moyens. Le bilan est encore indéterminé, mais le nombre de victimes confirmées s'alourdit d'heure en heure, tandis que plusieurs passagers sont toujours portés disparus.
SURCHARGE ET MANQUE DE CONTRÔLE
D'après une enquête en cours, les premières observations révèlent des causes qui sont malheureusement récurrentes dans le pays. La surcharge manifeste du bateau est la cause directe du naufrage, une pratique pourtant tolérée dans la région. L'absence de services de régulation maritime, qui sont censés vérifier la capacité des embarcations, le nombre de passagers, et la présence d'équipements de sécurité comme les gilets de sauvetage, est vivement dénoncée par les survivants.
De plus, le secteur du transport fluvial est largement informel, avec des opérateurs non agréés, des bateaux vétustes et des équipages insuffisamment formés. Cette imprudence systémique, couplée au manque d'infrastructures routières adéquates, pousse la population à emprunter des voies fluviales dangereuses et peu sûres.
Face à ce nouveau drame, les réactions ne se sont pas fait attendre. Le Gouverneur de la province du Kasaï a déclaré avoir ordonné l'ouverture d'une enquête pour déterminer les responsabilités et prévenir de futures tragédies. La société civile et les communautés locales appellent à des actions concrètes : un renforcement des contrôles, la mise hors service des embarcations non conformes et des campagnes de sensibilisation.
Ce naufrage évoque l'urgence pour le gouvernement central de moderniser le secteur du transport fluvial et de mettre en place une politique nationale de sécurité. En l'absence de volonté politique et d'actions concrètes, le risque que de telles catastrophes se répètent reste malheureusement entier et permanent. Malheureusement, le naufrage de ce genre est loin d'être le premier ni le dernier.
Félix MULUMBA Kalemba