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Ba trop sur bafaza mokate". Cette phrase n'est pas du lingala pur, mais plutôt du lingala argotique. Ce que le langage populaire des habitants de Kinshasa surnomment le "kindoubill" ou l'argot de Kinshasa mélangé à des expressions typiques.
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Kasaï-Central : Quatre cultivatrices victimes d'un viol collectif
La province du Kasaï Central est une fois de plus confrontée à l'horreur des Violences basées sur le genre (VBG). Madame Nathalie Kambala Luse, directrice générale de l'ONG Femme main dans la main pour le développement intégral (FMMDI) dénonce un viol collectif accompagné d'agressions physiques, perpétré contre quatre femmes cultivatrices dans le territoire de Dibaya, le samedi 11 octobre.
Les victimes, dont certaines sont âgées de plus de cinquante ans, enceintes ou mères de nourrissons, ont été sauvagement attaquées alors qu'elles travaillaient aux champs. Les agresseurs sont décrits comme un groupe d'hommes venus d'un village voisin.
Le drame s'est déroulé en deux temps. Premièrement, les quatre femmes ont été victimes de viol collectif et d'agressions physiques, témoignant d'une brutalité extrême. Deuxièmement, les individus ont également volé plus de 1 500 000 Francs Congolais appartenant à la propriétaire du champ. Un homme présent sur les lieux a également été torturé avant que les assaillants ne prennent la fuite.
Les victimes, lourdement blessées et profondément traumatisées, sont actuellement prises en charge dans une structure sanitaire pour recevoir des soins et un soutien psychologique.
Sous la bannière de "STOP VBG, ÇA SUFFIT ! ", Nathalie Kambala a rappelé l'impératif de mettre fin à l'impunité pour ces " actes inhumains et révoltants ". Elle lance un appel catégorique aux différents services de l'État.
Elle exige l'ouverture d'une enquête urgente pour identifier, arrêter et traduire immédiatement les auteurs en justice. Elle réclame des mesures concrètes pour assurer la protection des personnes et de leurs biens dans la région. Enfin, elle appelle à la vigilance et à la dénonciation systématique de tout cas de VBG afin de briser le silence qui favorise ces crimes.
Ce nouvel incident dans le territoire de Dibaya souligne la persistance des violences sexuelles comme arme d'agression et de terreur, nécessitant une réponse judiciaire et sécuritaire rapide et exemplaire.
Félix MULUMBA Kalemba