Dernière minute
Société
Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
La traduction en français d'un mot ou d'une phrase en…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La coordination provinciale de la société civile Forces vives de l'Ituri salue la reprise des activités des acteurs humanitaires à Nyakunde dans la chefferie des Andisoma en territoire…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) de 100 lits a été inauguré mardi, lors d'une cérémonie organisée dans la périphérie de Bunia capitale provinciale de l'Ituri dans le Nord-Est de la…
Kasaï-Central : Les enseignants retraités exigent un réajustement urgent de leurs indemnités de sortie
Les enseignants retraités des provinces éducatives du Kasaï-Central 1 et 2 lancent un appel pressant au gouvernement central pour une réévaluation immédiate de leurs indemnités de sortie, qu'ils jugent " dérisoires " et inéquitables. Réunis en assemblée hier mardi matin à Kananga, les pensionnés ont exprimé leur vive insatisfaction dans une note de plaidoyer officielle, cosignée par Mme Ambroise Bitupa Kamba et Pius Babadi, représentants de la corporation.
Les enseignants retraités dénoncent une disparité " inacceptable " entre les montants perçus lors de leur mise à la retraite et ceux accordés aux vagues suivantes. Selon eux, cette différence viole le principe d'équité et de justice sociale, alors que leurs années de service ont été consacrées à l'édification du système éducatif national.
"Comment justifier que des collègues partis après nous aient reçu des indemnités bien plus élevées, alors que nous avons servi sous les mêmes conditions, voire plus longtemps ?", s'interrogent-ils. La corporation exige donc un réajustement rétroactif pour corriger cette " discrimination financière ".
DES REVENDICATIONS MULTIPLES : DE LA CNSSAP …
Au-delà de la revalorisation des indemnités, les retraités réclament l'immatriculation à la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics (CNSSAP) pour une couverture sociale garantie; ainsi que d'autres avantages : le paiement effectif des rentes de survie aux familles des enseignants décédés, souvent laissées dans le dénuement; une revalorisation du salaire mensuel des retraités, indexée sur l'inflation et les grilles salariales actuelles; ainsi que l'octroi de cadeaux symboliques en nature (machines à coudre, congélateurs, motos…), comme cela a été fait à Kinshasa, afin de " reconnaître leur contribution à la nation".
UN ÉCART " SCANDALEUX " ENTRE LES PROMESSES ET LA RÉALITÉ
Les pensionnés déplorent également un fossé inexplicable entre les montants notifiés par l'administration et les sommes effectivement versées. " Nous recevons à peine 30 à 40 % de ce qui était prévu ", affirme un membre de la coordination. Ils demandent un audit transparent des paiements et un alignement immédiat sur les normes appliquées aux enseignants en activité.
Face à cette situation, les retraités exhortent le ministère de l'Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) à diligenter une commission d'évaluation; les députés provinciaux et nationaux à porter leur voix dans l'hémicycle; et les syndicats enseignants (Syeco, Synecat, etc.) à soutenir leur combat pour une retraite digne.
" Nous ne mendions pas, nous exigeons le respect de nos droits après des décennies de loyaux services", conclut la note. Il est prévu qu'une délégation rencontre prochainement les autorités provinciales pour formaliser leurs demandes. En l'absence de réponse, les retraités menacent de se lancer dans des mobilisations pacifiques et de saisir la Cour constitutionnelle pour "violation des droits acquis".
Félix MULUMBA Kalemba