Dernière minute
Société
L'accès au financement des initiatives culturelles portées par les femmes et leur transformation en entreprises viables ont alimenté les discussions de la troisième édition d'Utajiri Event, organisée dernièrement à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Cette rencontre a placé l'…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Modèle de courage face à l'agression, Mgr Christophe Munzihirwa Mwene Ngabo, ancien archevêque de Bukavu, continue à inspirer nombre de Congolais, trente ans après son assassinat. À l'occasion du…
Étranger
Par Othman Sqalli Houssaini
Universitaire et docteur en relations internationales Auteur de l’ouvrage «Le Maroc en Afrique : Un destin commun et un avenir partagé – Paix, sécurité et…
Nation
La production d'une Déclaration nationale de la jeunesse congolaise sur le climat, assortie de recommandations concrètes avant la tenue de la COP 31 était au centre de la Local Conference of Youth…
Kambila interpelle l’élite congolaise
Un de mes frères de la diaspora, m’a écrit après avoir visionné la vidéo du discours du Président de la transition du Burkina Faso. Visiblement satisfait de la prise de parole du dirigeant burkinabe, il a conclu avec une évocation de Lumumba, Nkrumah et Kadhafi qui ont finalement un héritier digne de leur combat pour la libération de l’Afrique.
On ne peut qu’adhérer à ce point de vue et renchérir dans le même sens. Voilà un digne fils de l’Afrique ! Maintenant, j’estime qu’ il ne suffit pas de féliciter. Les cadres et élites de notre continent doivent aller plus loin. Les belles paroles, et les promesses sur les lendemains qui chantent sont connus chez nous depuis longtemps. Les Lumumba, Nkrumah, Sankara, Kadhafi ont été applaudis mille et une fois. Mais après, qu’avons nous fait, en tant que cadres, techniciens ou intellectuels pour concrétiser les espoirs de ces brillants leaders ? Là est le problème , c’est ici que se place la faiblesse de l’Afrique aujourd’hui. Les cadres ne suivent pas les idéaux des leaders progressistes, en tout cas ne restent pas suffisamment longtemps dans la ligne tracée par ceux-ci. Où est la RDC aujourd’hui par rapport aux idéaux lumumbistes, qu’est devenue la Libye ? Ne cherchons pas les responsables uniquement parmi les Chefs d’État. Les cadres et intellectuelles ont joué et jouent encore un rôle très néfaste. Une observation critique et minutieuse de nos pratiques quotidiennes peut le démontrer aisément. Ni Kabila, ni Tshisekedi n’ont le rôle de balayer nos rues ou de rendre propre nos maisons et encore moins de nous fournir l’eau et l’électricité. Et pourtant, que faisons-nous lorsque nous avons ces responsabilités ? Nous remplissons nos comptes en banque, et traitons ceux qui ne le font pas d’idiots. Si nous pensons que nos dirigeants ne sont pas dignes, alors distinguons-nous en montrant la bonne voie. Arrêtons d’applaudir à la gabegie, au désordre, au vol, à la paresse et à l’injustice. Ça sera peut-être un début.
Et, peut-être que les Grands nous suivront !
Jean Pierre KAMBILA