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"Mbisi ata akola na ebale pona kolamba ye il faut kaka kosokola ye !". Cette phrase est tirée de la chanson "Silivi" de Koffi Olomidé, de l'album Monde Arabe, sorti en avril 2004. L'expression signifie littéralement "Même si le poisson grandit dans le fleuve, pour le cuisiner,…
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En marge du Africa Forward Summit, organisé hier lundi 11 mai à Nairobi, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, a…
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SEOUL, 10 mai (Yonhap) -- Alors que l'inspection du HMM Namu, navire marchand de la société sud-coréenne HMM Co. victime d'une explosion et d'un incendie en début de semaine, s'est achevée plus…
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Le président de la République, Félix Tshisekedi, a pris part, ce mardi 12 mai, au Sommet Africa Forward, ( l'Afrique en avant ou Afrique, en avant, en français) à Nairobi, au Kenya, avec l’…
Kambila interpelle l’élite congolaise
Un de mes frères de la diaspora, m’a écrit après avoir visionné la vidéo du discours du Président de la transition du Burkina Faso. Visiblement satisfait de la prise de parole du dirigeant burkinabe, il a conclu avec une évocation de Lumumba, Nkrumah et Kadhafi qui ont finalement un héritier digne de leur combat pour la libération de l’Afrique.
On ne peut qu’adhérer à ce point de vue et renchérir dans le même sens. Voilà un digne fils de l’Afrique ! Maintenant, j’estime qu’ il ne suffit pas de féliciter. Les cadres et élites de notre continent doivent aller plus loin. Les belles paroles, et les promesses sur les lendemains qui chantent sont connus chez nous depuis longtemps. Les Lumumba, Nkrumah, Sankara, Kadhafi ont été applaudis mille et une fois. Mais après, qu’avons nous fait, en tant que cadres, techniciens ou intellectuels pour concrétiser les espoirs de ces brillants leaders ? Là est le problème , c’est ici que se place la faiblesse de l’Afrique aujourd’hui. Les cadres ne suivent pas les idéaux des leaders progressistes, en tout cas ne restent pas suffisamment longtemps dans la ligne tracée par ceux-ci. Où est la RDC aujourd’hui par rapport aux idéaux lumumbistes, qu’est devenue la Libye ? Ne cherchons pas les responsables uniquement parmi les Chefs d’État. Les cadres et intellectuelles ont joué et jouent encore un rôle très néfaste. Une observation critique et minutieuse de nos pratiques quotidiennes peut le démontrer aisément. Ni Kabila, ni Tshisekedi n’ont le rôle de balayer nos rues ou de rendre propre nos maisons et encore moins de nous fournir l’eau et l’électricité. Et pourtant, que faisons-nous lorsque nous avons ces responsabilités ? Nous remplissons nos comptes en banque, et traitons ceux qui ne le font pas d’idiots. Si nous pensons que nos dirigeants ne sont pas dignes, alors distinguons-nous en montrant la bonne voie. Arrêtons d’applaudir à la gabegie, au désordre, au vol, à la paresse et à l’injustice. Ça sera peut-être un début.
Et, peut-être que les Grands nous suivront !
Jean Pierre KAMBILA