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Justice : des états généraux en états généraux, Mutamba réussira-t-il son pari ?
La justice congolaise est malade. Pourquoi est-elle dans cet état ? Voilà qui justifie l’organisation des états généraux de ce secteur. Mais, ce n’est pas la première fois que de telles assises se tiennent dans notre pays. En 2015, un tel forum s’est tenu à Kinshasa. D’importantes et intéressantes recommandations y ont été formulées. On parle même de 350 recommandations ! Près de dix ans après, le constat est presque le même. Qu’avons-nous fait de ces recommandations proposées en 2015 ?
Selon les experts en la matière, la plupart des propositions faites n’ont pas été appliquées. Il y a là donc un problème d’homme qui se pose. Car, ce sont des êtres humains qui prestent dans le secteur judiciaire qui sont censés mettre en exécution les orientations issues des réflexions des participants aux précédents forums. Mais pourquoi ne les ont-ils pas mises en œuvre ?
Qu’est-ce qui nous garantit que les résolutions issues des présentes assises vont connaître un bien meilleur sort ? Il faut que tous les hommes qui disent le droit et les justiciables se remettent en cause.
LE MAL EST PROFOND
Le mal est profond et ne concerne pas uniquement les juges et les magistrats. Si nous stigmatisons les corrompus, nous devons également condamner les corrupteurs, parce que les premiers le sont à cause des seconds. Parmi ceux-ci, il y a des citoyens de toutes catégories : les croyants (chrétiens, musulmans…) et les athées y compris les politiciens.
Ces derniers sont les plus visés à cause du trafic d’influence qu’ils exercent sur ceux qui prononcent les arrêts. Il y a des jugements notoirement iniques qui sont prononcés parce que tel est tel. Les jugements peuvent condamner ceux qui ont raison et blanchir les coupables, ce selon le porte-monnaie des parties en présence.
THERAPIE DE CHOC
« La responsabilité de l’état actuel de notre justice incombe plus à ceux qui exercent le droit, parce qu’ils ont prêté serment. Mais, les Congolais ne sont pas exempts des reproches dans cet état morbide de la justice. Ils doivent cesser de ne voir que la paille qui se trouve dans l’œil de l’autre, et ignorer la poutre qui est dans le leur« , tempête un analyste.
« En tout état de cause, renchérit-il, nous devons reconnaître qu’il existe un problème sérieux de manque de volonté politique dans le chef de ceux qui dirigent le pays. Car, les vrais maux qui rongent la société congolaise sont connus même du citoyen lambda y compris le secteur judiciaire. Mais lorsqu’il s’agit d’appliquer la cure qui convient pour extirper le mal dénoncé, les interférences surgissent, chacun voulant tirer la couverture de son côté« .
HALTE A L’INJUSTICE
Pour revenir aux états généraux qui se tiennent, nous avons le devoir de les soutenir et de leur souhaiter plein succès, étant donné qu’une bonne justice élève une nation. Nul ne peut vouloir être victime d’une condamnation injuste.
Les auteurs de tels actes oublient, malheureusement qu’il y a des jugements célestes qui, eux, sont impartiaux. Même s’ils croient s’enrichir avec les biens mal acquis, ils ne doivent pas perdre de vue qu’ils le paieront un jour d’une manière ou d’une autre.
Les inciviques qui s’ érigent contre les réformes envisagées le font parce qu’ils ne veulent pas perdre leur bifteck. C’est pourquoi, le ministre Constant Mutamba doit s’armer de beaucoup de courage pour aller jusqu’au bout de son combat.
Les premières mesures qu’il a prises, notamment celles relatives à l’assainissement du secteur des cultes et de la lutte contre les nuisances sonores doivent être appliquées quels que soient les risques qu’il peut encourir. La population attend de l’applaudir en cas de succès. C’est seulement en ce moment-là qu »après les états généraux ne sera pas comme avant. Muke MUKE