Dernière minute
Société
Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
À la tribune du Forum diplomatique d’Antalya 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré une intervention dense et structurée, au croisement des enjeux…
Nation
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
Judith Suminwa à Genève : « Les condamnations ne suffisent pas, il faut des sanctions »
Arrivée hier dimanche en Suisse, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, a tenu à rencontrer la communauté congolaise installée dans la Confédération helvétique. En marge de sa participation à la 58ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, la Cheffe du Gouvernement a réaffirmé la volonté de la RDC de faire entendre sa voix sur la scène internationale et plaidé pour des sanctions contre Kigali et ses alliés.
Accompagnée d’une délégation comprenant notamment la ministre des Droits humains, Chantal Chambu Mwadiamvita, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, et la Vice-ministre des Affaires étrangères, Grâce Yamba, Judith Suminwa a réaffirmé l’engagement du pays à défendre ses intérêts sur la scène internationale.
« Aujourd’hui, la RDC peut à nouveau faire entendre sa voix à travers le monde, et les résultats sont là. C’est pour cela que nous nous déplaçons», a-t-elle déclaré devant la communauté congolaise réunie à Genève.
Selon elle, cette nouvelle dynamique diplomatique est le fruit d’un travail mené sous la coordination du Président Félix Tshisekedi, avec la contribution du Gouvernement et de la diaspora congolaise.
L’un des points majeurs de son intervention a porté sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays, où les violences perpétrées par le M23, soutenu par Kigali, continuent de faire des milliers de victimes.
«Le Conseil de sécurité de l’Onu a, pour la première fois, condamné à l’unanimité le Rwanda et exigé que ses forces de défense cessent leur soutien au M23 et se retirent sans condition de la RDC. Mais cela ne suffit pas», a insisté la Première ministre.
Elle a plaidé pour un durcissement de la réponse internationale face à l’ingérence rwandaise.
«Il faut passer des condamnations aux sanctions contre les autorités rwandaises et leurs alliés», a-t-elle martelé.
Elle a rappelé qu’elle avait défendu cette position lors du sommet conjoint SADC-EAC à Dar-es-Salam et au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, et qu’elle comptait porter le même message devant le Conseil des droits de l’homme à Genève.
Judith Suminwa Tuluka a également mis en lumière l’ampleur de la catastrophe humanitaire qui frappe l’Est de la RDC.
«Pour la seule ville de Goma, nous déplorons déjà plus de 8.000 morts, selon les chiffres du système de santé. À cela s’ajoutent des cas de viols collectifs et des millions de déplacés», a-t-elle déploré.
Face à cette tragédie, elle a assuré que le Gouvernement congolais était déterminé à rétablir la paix et la sécurité.
«On va mettre fin à cette guerre», a-t-elle promis avec fermeté.
Ce lundi 24 février, la Première ministre prendra la parole lors du Segment de haut niveau du Conseil des droits de l’homme de l’Onu. Elle va, par cette occasion, sensibiliser la communauté internationale sur les violations des droits humains en RDC et à appeler à des actions concrètes contre ceux qui alimentent l’instabilité dans la région.
Kinshasa entend renforcer son plaidoyer pour que la communauté internationale prenne ses responsabilités et mette un terme à l’impunité dont bénéficient encore les auteurs des exactions dans l’Est du pays.
DBT