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Journée mondiale des espèces menacées : Le pangolin joue un rôle dans le maintien de l’écosystème
Le 11 mai de chaque année, le monde célèbre la journée mondiale des espèces menacées. Occasion pour les différentes organisations de défense de la nature de sensibiliser à la disparition de plus de 20.000 espèces de plantes et d’animaux. En République démocratique du Congo, l’accent est mis sur le pangolin, un mammifère menacé d’extinction.
Cet animal est une source usuelle de protéines pour les villageois, ce qui en fait une victime de braconnage de manière inquiétante. Pourtant, les experts affirment que cet animal joue un grand rôle dans le maintien de l’écosystème.
» Aujourd’hui, les grosses quantités évaluées en termes de plusieurs tonnes trafiquées à l’interne comme à l’externe du pays sont des pangolins. Selon des études récentes, cet animal est braconné toutes les cinq minutes. A cette allure, cette espèce risque d’arriver à son extinction. Donc, il y a plusieurs menaces qui pèsent sur cette espèce. Son commerce illicite génère beaucoup d’argent. En plus, beaucoup de gens aiment manger de la viande de brousse, dont le pangolin. Il est également très utilisé dans la médecine traditionnelle asiatique « , a affirmé un expert. Celui-ci a déploré l’absence d’un plan national de protection en faveur des pangolins.
Le rôle de l’ICCN
Pour protéger ces espèces, il faut tout d’abord les connaître. Or, nombreux sont ceux qui ignorent l’importance de la faune et le rôle d’une espèce protégée. Dans le cadre de cette journée, l’Institut congolais pour la Conservation de la nature (ICCN), pense qu’il est grand temps d’intensifier la communication de cette institution en vue de faire connaître au public d’une manière plus large, sa raison d’être et sa mission.
» Nous sommes à l’aube du centenaire de l’ICCN. Malheureusement, il y a une dynamique taciturne de la communication au sein de cette institution. Mais, l’actuel DG a décidé de redonner à la communication de l’ICCN un souffle assez efficace pour mettre en lumière les connaissances sur le secteur de la conservation, car elle n’est pas encore comme on le veut en RDC « , a indiqué un membre de cet institut.
La criminalité faunique est un problème grave qui menace la biodiversité et le développement de la République démocratique du Congo. Elle comprend le braconnage, le trafic et le commerce illégal des espèces sauvages, notamment les éléphants, les pangolins, les gorilles et les bonobos. Les causes de cette criminalité sont multiples.
Parmi elles, il y a la pauvreté, la corruption, la faiblesse des institutions, la demande internationale et la présence des groupes armés. Ces faits entraînent des conséquences désastreuses, tant sur le plan écologique, économique, social que sécuritaire.
C’est dans cette optique que des OSC et autres structures environnementales font de cette lutte une de leurs activités phares, en abordant et appuyant des stratégies et des actions efficaces qui contribuent à réduire les menaces sur la faune et ses produits.
Fyfy Solange TANGAMU