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Journée internationale des droits de l’homme : Les droits des femmes sont une grande priorité pour les Pays-Bas
A l’occasion du 75ème anniversaire de la journée internationale des Droits de l’homme célébré le 10 décembre 2023, l’ambassade des Pays-Bas en RDC a organisé une conférence-débat à l’attention des étudiants en droit de l’Université Protestante au Congo (UPC). Le thème retenu pour 2023 est: « Dignité, liberté et Justice pour tous« .
L’ambassadrice néerlandiase en RDC, Angèle Samura a pensé à la femme et à la jeune fille congolaises qui subissent, depuis des décennies dans l’Est de la RDC, toutes formes d’atrocités et de violences les plus abjectes qu’on puisse imaginer de la part des groupes armés qui écument les montagnes et les collines de Nord-Kivu et de l’Ituri. Elle a lancé, à cet effet, un message patriotique d’éveil à tous les participants à cette activité, à ceux et celles qui luttent contre ces pratiques d’un autre âge.
Cependant, Angèle Samura a, dénoncé avec la dernière énergie les violences sexuelles estimant qu’elles sont devenues une sorte d’arme de guerre contre la dignité de la femme et de la jeune fille congolaise. Elle a souligné que les Pays-Bas œuvrent pour éliminer toutes ces violences à l’égard du genre car les droits des femmes sont l’une de leurs grandes priorités. Elle a réitéré le soutien indéfectible de son pays aux défenseurs des droits humains qui font le plaidoyer pour l’égalité de sexes.
La diplomate a, par ailleurs, mis l’accent sur la dignité des Congolaises dans la prévention et l’élimination des violences contre la femme et la jeune fille en se référant au programme de 16 jours d’activisme qui vise à combattre toute forme de violence basée sur le genre du 25 novembre au 10 décembre de chaque année à travers le monde.
Avant de clore son propos, Mme Samura a poussé l’assistance composée des juristes expérimentés mais aussi des futurs juristes, à la méditation profonde sur l’article clé, que tous les Congolais sans exception ont adopté, lors du referendum constitutionnel du 18 décembre 2005.
Il s’agit de l’article 14 de la constitution congolaise qui stipule à l’alinéa 1er, « les pouvoirs publics veillent à l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard de la femme, et assure la protection et la promotion de ses droits« . Tandis qu’au 3ème alinéa, le même article relève que « les pouvoirs publics prennent des mesures pour lutter contre toutes formes de violences faites à la femme dans la vie publique et dans la vie privée« .
IL Y A ENCORE UN LONG CHEMIN A PARCOURIR
Pour sa part, le directeur Pays du Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme Patrice Vahard a, de son côté, estimé qu’il y a encore un long chemin à parcourir dans cette lutte noble. « Il y a 75 ans, nos ancêtres avaient tiré les leçons des actes de guerre et se sont dit de mettre la génération présente et avenir à l’abri de la peur, de l’ignorance et contre l’insécurité et la pauvreté. À ce jour, on se demande si le monde est éduqué, s’il est moins ignorant, etc. La réponse est non. Il y a donc encore de chemins à parcourir. C’est la signification que nous devons apporter à cet événement« .
Réagissant à la question de l’éradication totale de violation des droits humains au Congo et en Afrique, Patrice Vahard a indiqué: « nous avons la chance de voir ce qu’est-ce une société non inclusive, qui est en proie à la violence, où les droits des filles et femmes sont violés à chaque occasion. Rien qu’en ayant ce tableau, nous le peuple congolais, avons la possibilité de changer la donne. Il ne revient pas qu’à l’Etat d’éradiquer les violences mais à tout compatriote. Chacun doit jouer son rôle. Mettant la pertinence et la centralité du droit au cœur du développement, de la paix et de la stabilité de la RDC« .
« La jeune fille ou la femme qui subit les violations humaines doit avoir le courage de dénoncer ces abus et leurs auteurs à travers les mécanismes de gestion de plainte que les organisations ont mis en place. Cette conférence a été bénéfique pour tous les participants« , s’est exprimée Ruth Mingomo étudiante en L3 droit système LMD à l’UPC.
La commémoration du 75ème anniversaire de la Journée internationale des droits de l’homme à l’UPC était organisée par l’ambassade des Pays-Bas en RDC en collaboration avec la faculté des droits de l’Université protestante au Congo. Abondance MASAKA, Stagiaire